‹ L' église et l'empire Romain aux IVe siècleChapitre 90 sur 111 · S. Grég. Naz., Or. xmx · texte numérisé non relu

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ensuite contre nous sur un autre, de telle sorte qu’on ne sait jamais clairement, ni en quoi ils s’accordent, ni en quoi ils diffèrent.

« Et à ce sujet du Saint-Esprit, j’éprouve quelque embarras, non-seulement parce que les hommes que la discussion a brisés dans leurs arguments contre le Fils se rattachent avec chaleur à celte nouvelle attaque....; mais parce que je suis fatigué moi-même et rassasié de discussions, comme un malade qui a le dégoût des aliments Vienne pourtant l’Esprit divin, et gloire à

Dieu : notre discours va reprendre sa course 1 . »

La discussion qu’il engagea alors fut très- nette et n’admit aucun tempérament sur la doctrine. Seulement, vers la fin de son argumentation , par un artifice oratoire assez habile, il ménagea en quelque sorte une porte de sortie et un prétexte plausible à ceux qui voudraient quitter l’erreur sans paraître faire une confession trop pénible. Il convint que la divinité du Saint-Esprit, bien qu’appuyée sur des textes de l’Évangile, n’y était pourtant pas aussi évidente que celle du Fils, et qu’il avait fallu le temps et la tradition pour la mettre en lumière. La prudence divine avait elle-même, suivant lui, préparé ce développement graduel. 11 avait convenu à Dieu de ménager la faiblesse humaine en lui révélant par degrés le mystère de son essence. « L’Ancien Testament, dit-il, annonçait le Père ouvertement,

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