‹ L'Église et l'EsclavageChapitre 17 sur 78 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

gion. — Ses institutions lui attirent la haine du genre humain. — Idée messianique. — Les rédempteurs avant et après le Christ. — Tbéodas. — Judas le Galiléen. — Révoltes et massacres. — André. — Artémlon. — Barcocébas. Le Juif peint par Juvénal. - Le Christ. - Le communisme chrétien.

Dans un petit coin de l'Asie, entre la Syrie, la Phénicie et les déserts de l'Arabie, dans le voisinage de l'Égypte et de la Chaldée, dont il fut tour à tour tributaire et captif, vivait un étrange petit peuple, mis pour ainsi dire au ban des nations qui le foulaient et lui faisaient la guerre, tout en subissant l'influence de ses idées, de ses mœurs et de sa religion. C'était le peuple juif, considéré par ses voisins comme une race de parias, et s'en faisant gloire ; car sa religion lui interdisait la souillure des alliances avec des étrangers. Le livre de ses fastes, son livre par excellence, la Bible, œuvre grandiose, d'une poésie terrible et sauvage, parfois gracieuse et tendre comme une fleur du Liban, était tout rempli de divines merveilles, de prophéties, de visions, d'apparitions et d'entretiens de Jehovah se manifestant à ses élus. Rien de plus miraculeux que l'histoire du petit peuple juif, si souvent infidèle à son dieu, qui lui montre son intérêt constant et sa présence continuelle par les châtiments ou par les bienfaits.

La Bible est assez connue pour qu'il soit inutile de rappeler quelle haute idée le peuple juif concevait de son dieu, de sa religion et de ses propres destinées. Mais ce qu'il est plus curieux de connaître, c'est l'opinion que les nations étrangères, et particulièrement les Romains, s'étaient formée sur ce peuple antique et mystérieux qui aspirait à dominer le monde par la puissance des croyances religieuses, à défaut de la force des armes.

Selon quelques auteurs, qui faisaient dériver leur nom (Idœi, Judaei) du nom du mont Ida, les Juifs étaient des fugitifs de la Crète qui avaient abandonné cette île du temps de Saturne. Selon d'autres, c'était une colonie d'Égyptiens qui, sous le règne d'Isis, avait quitté l'Égypte regorgeant de population, pour venir, guidée par Hierosolyme et Juda, occuper une contrée voisine. Mais la plupart des auteurs, se rapprochant davantage de la vérité, racontaient qu'une sorte de lèpre, qui couvrait et souillait tout le corps, s'étant déclarée en Égypte, le roi Bocchoris consulta l'oracle d'Ammon pour lui demander un remède à cette horrible maladie. L'oracle répondit qu'il fallait purger le royaume, et débarrasser la terre d'Égypte d'une race d'hommes détestée des dieux. Une foule de lépreux fut donc jetée dans le désert. Comme elle se contentait de pleurer et de gémir, Moïse, un des exilés, leur dit, qu'abandonnés des dieux et des hommes, ils n'en devaient attendre aucun secours, mais croire en lui comme en un chef et un guide céleste. Ils crurent en lui, et, ignorants de toutes choses, se mirent à marcher au hasard. Ce qui les fatiguait le plus, c'était le manque d'eau. « Déjà près de mourir de soif, « ils étaient couchés dans leur camp , lorsque un troupeau « d'ànes sauvages, venant du pâturage, s'en alla vers une « roche couverte d'un bois touffu. Moïse les suivit, et conjectu- « rant que le sol herbeux cachait des filets d'eau, il en ouvrit « d'abondantes veines. Ce fut le salut des Juifs, et après six « jours de marche continuelle, le septième jour ils chassèrent « les cultivateurs des terres dont ils s'emparèrent, et où sont « maintenant la ville et le temple.

« Moïse, pour s'attacher celte nation, lui donna de nouvelles

cérémonies toutes différentes de celle des autres mortels. Sont profanes pour les Juifs toutes les choses qui sont pour « nous sacrées; par contre, sont licites toutes les choses qui « sont pour nous impures. Ils consacrèrent dans un sanctuaire « l'effigie de l'animal qui leur avait montré leur chemin et les « avait sauvés de la soif; ils immolèrent le bélier pour faire « injure à Jupiter Àmmon, et le bœuf que les Égyptiens adorent « dans Apis. Us ne mangent point de porc, en souvenir de la « lèpre qui les avait jadis souillés, et à laquelle cet animal est « sujet. Us rappellent maintenant par de fréquents jeûnes leur « longue faim d'autrefois; et le pain judaïque, sans levain, est « une commémoration des moissons pillées. Le septième jour « est jour de repos, parce que le septième jour mit fin à leurs « fatigues et à leur marche; puis, Jeur paresse naturelle ai- « dant, ils ont aussi consacré la septième année à l'oisiveté....

« Leurs rites, de quelque source qu'ils viennent, se défen- « dent par leur antiquité; mais toutes les autres institutions « sont sinistres, hideuses, et marquées au coin de la déprava- « tion. Aussi tous les gens de la pire espèce, qui méprisent « les religions de leurs patries entassaient-ils là les tributs et « les offrandes. De là l'accroissement des richesses des Juifs; « attendu aussi que si, vis à vis les uns des autres ils ont une « fidélité obstinée, une sympathie toujours disposée à se secou- « rir, envers tous les étrangers ils ont une haine et une hostilité m implacable. Séparés dans les festins, couchant dans des lits « séparés, les Juifs, race très-portée^ la concupiscence, s'abs- « tiennent jle tout commerce avec les femmes étrangères. « Entre eux rien n'est illicite. Ils ont institué la circoncision, « comme signe de distinction d'avec les autres races. Ceux qui « adoptent leur religion se font circoncire, et la première chose « qu'on leur inculque, c'est de mépriser les dieux et de renier « leur patrie, de ne plus faire aucun cas de leurs parents, de « leurs enfants, de leurs frères. Cependant on pourvoit à l'ac- « croissement de la population; car il est défendu de tuer au- « cun des enfants. Ils pensent que les âmes de ceux qui ont « été tués dans le combat ou dans les supplices sont immor- « telles, be là leur ardeur de la génération, et leur mépris de

« la mort. Suivant la coutume d'Égypte, ils aiment mieux en-

• terrer que brûler leurs morts. Ils ont le même souci et la « môme croyance, en ce qui touche l'enfer, que le peuple

* égyptien, mais une croyance toute opposée en ce qui touche « les choses célestes. Les Égyptiens vénèrent divers animaux « et des images fabriquées; les Juifs ne conçoivent qu'un seul « dieu et par la pensée seulement. Pour eux sont profanes ■ tous les hommes qui se font des images de dieux matérielles « et de formes humaines. Leur dieu est tout-puissant, éternel, « immuable, immortel. Ds ne souffrent donc aucune image et « pas même des temples dans leurs villes. Ils ne flattent point « les rois, n'honorent point les Césars

« Tandis que l'Orient fut soumis aux Assyriens, aux Mèdes « et aux Perses, la nation juive fut la plus méprisée des na- « tions asservies; quand les Macédoniens dominèrent, le roi « Antiochus s'efforça de détruire leur superstition et de leur « donner les mœurs des Grecs; mais la guerre des Parthes m l'empêcha d'améliorer cette abominable nation »

Quel mépris et quelle haine respirent dans cette peinture du peuple juif par l'historien Tacite! Il semble que ce soit la destinée de cette race vivace et fanatique d'être poursuivie pendant de longs siècles par la haine du genre humain. Ses plus cruels ennemis ce seront encore les chrétiens, dont la religion est pourtant fille du judaïsme. -

Malgré leur asservissement presque continuel, au milieu de leurs revers et de leurs humiliations, une croyance profondément enracinée agitait le peuple juif et le poussait aux révoltes et aux tentatives les plus insensées. Leurs prophéties leur avaient promis un messie libérateur qui régnerait sur tout l'univers. « Une antique et constante croyance s'était répandue dans tout l'Orient que le destin réservait à des chefs partis de Judée l'empire du monde; l'événement prouva par la suite qu'il s'agissait de l'empereur romain Vespasien. Mais les Juifs prenant pour eux la prédiction, se révoltèrent. » « Bien des gens, dit Tacite, étaient persuadés, sur la foi des antiques écritures des prêtres, qu'à cette époque l'Orient dominerait, et que des chefs partis de Judée s'empareraient de

l'empire du monde; ces prophéties ambiguës avaient annoncé Vespasien et Titus; mais le vulgaire, selon la coutume de l'ambition humaine, interprétant en sa faveur la grandeur de cette destinée, n'était pas même ramené à la vérité par l'adversité.»

Cette idée messianique, qui fut la base de la religion chrétienne, avait en effet suscité bien des ambitions, avant et après la prédication du Christ. Les rédempteurs se multiplièrent. Avant Jésus- Christ, Théodas réunit autour de lui plus de quatre cents hommes; mais il est tué et sa bande dispersée; puis Judas le Galiléen entraîne le peuple à sa suite; mais il périt lui-même et tous ses sectateurs se dissipèrent. Après Jésus -Christ c'est encore l'idée messianique, la croyance en un envoyé de Dieu destiné à régner sur tout l'univers, qui pousse les Juifs à la révolte, sous Néron, sous Trajan, sous Adrien. Déjà sous Caligula, ils avaient pris les armes plutôt que de souffrir la statue du prince dans leur temple. Ils avaient supporté avec assez de patience les affranchis de Claude et particulièrement Antonius Félix, frère de Pallas. Mais au cours du règne de Néron ils se révoltèrent contre leur procurateur, Gessius Florus. Le lieutenant de Syrie, Cestius Gallus, essaie d'étouffer la guerre judaïque à son origine; mais souvent battu, il meurt, peut-être du chagrin et de l'ennui de ses défaites; et Vespasien est chargé de réduire les rébelles. La révolte avait eu pour cause, au témoignage de Suétone et de Tacite, cette opinion, fondée sur les prophéties, que vers cette époque des chefs partis de Judée régneraient sur le monde; ils n'avaient pas deviné, ces malheureux rebelles, que Vespasien et Titus étaient désignés par les prophéties, comme le prouvèrent aux deux historiens romains les succès et les victoires des deux empereurs !

Rien ne peut décourager la foi des Juifs dans le triomphe de leur nation et de leur religion. Leur fanatisme va jusqu'au délire. Sous Trajan, ceux qui habitent Cyrêne, ayant pour chef un certain André, massacrent, sans distinction , Grecs et Romains. Non contents de massacrer, ils se mirent à manger de la chair humaine. Ceints des entrailles dégoûtantes de sang de leurs victimes, couverts de leurs peaux, ils éventrent

les païens, les jettent aux bêtes ou les contraignent à se tuer comme des gladiateurs. La rage et les armes des Juifs firent ainsi périr plus de deux cent mille hommes. En Égypte, môme révolte, même carnage, même férocité. En Chypre, le désastre ne fut pas moins affreux; sous la conduite d'Artemion, les Juifs conjurés tuèrent environ deux cent quarante mille hommes. L'atrocité du carnage fut telle qu'on fit des lois pour défendre aux Juifs, sous des peines sévères, d'aborder dans cette île. Si la tempête ou quelque erreur les y conduit, ils sont condamnés à mort ou même tués sur le champ, selon Dion Cassius qui raconte ces faits. Mais Trajan vengea l'univers que les Juifs avaient ensanglanté par ces massacres ; les généraux romains^ puis Lusius, envoyé contre les Juifs avec une armée, massacrèrent les Juifs rebelles et convaincus de la haine du genre humain.

A la place où avait été Jérusalem, Adrien bâtit Mlià Capitolina; il éleva un temple à Jupiter en face du temple de Jehovah. Les Juifs, ne pouvant tolérer des sacrifices et des dieux étrangers dans leur terre sainte, se soulevèrent contre Adrien, représenté en Judée par le gouverneur Rufus. Un chef de bandes, nommé Barcocébas, se donna pour le Messie. Jules Sévère, envoyé par Adrien pour dompter la Judée, tua ou fit captifs tous les Juifs. Les vainqueurs vendirent tous ceux qui trouvèrent des acheteurs et transportèrent les autres en Égypte, en sorte que la Judée fut réduite en solitude. Et cette rébellion, ces massacres, cette captivité, cette ruine d'une nation, n'avaient pas d'autre cause que la défense faite aux Juifs par Adrien de pratiquer la circoncision !

Ce fanatisme qui les éloignait des nations, les rendait odieux aux nations. On leur imputait tous les crimes, l'inceste, la promiscuité, l'anthropophagie. Il faut entendre Juvénal parler des observateurs du sabbat; avec quel mépris et quelle indignation il les flagelle de ses vers satiriques. « Les fils d'un « père observateur du sabbat n'adorent que les nuages et la • divinité du ciel; ils ne font aucune différence entre la chair « humaine et la chair de porc dont se sont abstenus leurs « pères; et bientôt ils se font couper le prépuce. Accoutumés

• à mépriser les lois romaines, ils n'apprennent, n'observent « et ne révèrent que le droit judaïque, et tout ce que Moïse « leur a transmis dans son livre mystérieux. Us ne montrent

• la route qu'aux adeptes du môme culte, et ne conduisent à « la fontaine cherchée par le voyageur que les seuls circoncis. « Et tout cela, parce que leurs pères passèrent dans la paresse « le septième jour de chaque semaine, sans prendre aucune « part aux devoirs de la vie. »

C'est au milieu de ce petit peuple, objet de la haine et du mépris des nations, que naquirent le Christ et la religion chrétienne. Devant le Christ nous nous inclinons avec respect, sinon pour adorer, du moins pour admirer. Ce fils de l'homme, comme il s'appelait lui-même, s'est élevé au-dessus de son époque par la pureté de sa vie et la supériorité relative de sa morale. D a accompli une œuvre plus qu'utile, une œuvre nécessaire au genre humain ; et il a eu la gloire de sceller de son sang sa doctrine. Pour que sa doctrine et sa morale pénétrassent les multitudes, elles avaient besoin d'être revêtues d'une enveloppe religieuse. Le Christianisme fut fondé, c'està-dire de toutes les formules religieuses celle qui, à son origine, et telle que le Christ l'a conçue et enseignée, se rapprochait le plus de la vérité et de la justice, en un mot de cette trilogie révolutionnaire dont on peut rire, mais qui est en fin de compte le but et le pivot des évolutions de l'humanité : liberté, égalité, fraternité! — Ces trois termes eux-mêmes peuvent se résumer en un seul qui les comprend tous : Justice ! Car la justice c'est l'égalité devant la loi et devant la raison ; c'est le respect de sa dignité et de sa liberté dans la dignité et la liberté d'autrui; c'est la bienveillante sympathie de l'homme pour tout ce qui est humain. « Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice, » disait Jésus sur la montagne. Sublime parole, éternellement belle et qui contient en germe l'avenir et les progrès de l'humanité. C'est cette soif et cette faim de justice qui poussent les générations à marcher sans cesse vers cette terre promise où règne la justice.

Mais le Christianisme, ne croyant à l'avènement de la justice que dans la patrie céleste, foulant aux pieds notre ter-

restre fange, et ne considérant le monde visible que comme un lieu de pénitence et de préparation pour une autre vie, ne se préoccupa pas assez du perfectionnement des choses d'icibas. Son spiritualisme excessif réagit trop violemment contre le matérialisme des religions antiques, et s'efforça trop d'isoler l'âme du corps. Il voulut faire de la terre le vestibule du ciel, de l'Église l'antichambre du paradis; et sa recherche trop ardente d'une sainteté inaccessible devait le jeter fatalement et le jeta en effet dans Je mysticisme. L'Église, l'assemblée des fidèles, dans laquelle tous sont appelés, mais où il y a si peu d'élus, ne fit rien pour la liberté, qui est de ce monde, et institua la fraternité, le communisme égalitaire, le terme le plus lointain, le plus inaccessible de la perfection humaine. Il faut des saints et de purs esprits pour atteindre à cette vie d'égalité et de fraternité parfaites; tant que le Christianisme tenta de réaliser ce rêve, il ne pouvait être de ce monde et gouverner les hommes. Mais son organisation en fraternités et en communautés ne dura guère. Il n'est pas possible de fabriquer de toutes pièces une société nouvelle complètement différente de la société établie. Le communisme chrétien, le type de la vie - parfaite, ne pouvait manquer de se relâcher rapidement et de se fondre dans la société ambiante, ou d'être obligé, pour se conserver, d'aller habiter les Thébaïdes, les pays déserts, et de se séparer du monde. Encore ce communisme partiel, en séparant les sexes, en préconisant la continence et la virginité, en devenant le monachisme, vint -il se greffer sur la société humaine, et, après lui avoir un instant donné quelque sève, menaça-t-il de tout absorber, et de dessécher le tronc sur lequel il s'était implanté.

Le Christ lui-même sema la bonne nouvelle et enseigna le peuple, plutôt qu'il ne fonda l'Église. C'est après lui que ses apôtres et notamment Pierre et Paul formèrent les assemblées régulières de fidèles, les églises ou fraternités. Continuateurs de la secte des Esséniens, les douze apôtres et les premiers croyants, composant l'Église -mère de Jérusalem, « persévé- « raient dans la communion de la fraction du pain et dans les « prières Tous ceux qui croyaient étaient ensemble et

« avaient tout en commun. Ils vendaient leurs possessions et t leurs biens, et les partageaient entre tous selon le besoin de

• chacun. Et chaque jour, ils demeuraient unanimement dans « le temple, et rompant le pain de maison en maison, ils pre- « naient leurs repas avec joie et simplicité de cœur.

« La multitude de ceux qui croyaient n'était qu'un cœur et « qu'une âme ; et aucun d'eux ne disait d'aucune des choses « qu'il possédait qu'elle fût à lui ; mais toutes choses étaient

• communes entre eux Aussi n'y avait-il parmi eux aucun

c pauvre. Car tous ceux qui nossédaient des terres ou des

• maisons, les vendaient et en apportaient le prix, et le met- « taient aux pieds des apôtres; et tout était partagé à chacun « selon son besoin. Or, Joseph, qui par les apôtres lut sur- « nommé Barnabé (c'est-à-dire fils de consolation), lévite et

• Cyprien de nation, ayant un domaine, le vendit, en apporta

• le prix et le mit aux pieds des apôtres. »

Au contraire, Auanie et Saphire, pour avoir retenu une partie du prix de leurs biens, contrairement à la loi de l'Église, inoururént subitement aux pieds de Pierre.

Mais la hiérarchie naît au sein môme de ce communisme. La multitude qui obéit déjà aux apôtres élit les sept diacres pour servir aux tables les fidèles; et les dignités de l'Église commencent à être enviées au point que Simon le Mage, devenu chrétien, offre de l'argent à Pierre pour que les apôtres lui imposent les mains.

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