‹ L'Église et l'étatChapitre 10 sur 75 · LES NATIONS PAÏENNES · texte numérisé non relu

LES NATIONS PAÏENNES

n'avait point vu le jour, il n'était pas censé appartenir à l'espèce humaine : les lois autorisaient l'avortement. Elles allèrent même jusqu'à autoriser le meurtre de tout nouveauné. Le père pouvait vendre ses enfants, et les racheter et les revendre encore, jusqu'à trois fois !

d) Sous le rapport civil, il n'y avait plus dans la société que de la tyrannie et de l'esclavage. Le pouvoir ne gouvernait plus que pour lui et par l'emploi de la force. La liberté civile était le partage de quelques-uns seulement. Plus des deux tiers du genre humain gémissaient dans l'esclavage, et Ton sait à quel état d'avilissement et de dégradation était réduit l'esclave : in sefvos nihil domino non licerCy tôt servi tôt hostes; il n'était plus une personne, mais une chose vénale.

Tel était l'état du monde quand sonna l'heure de la miséricorde. Les temps étant accomplis, le Verbe, Fils de Dieu, prit une nature semblable à la nôtre, et, se rendant visible, vînt converser avec les hommes. « Nous t avons vu plein de grâce et de vérité, » passer en faisant le bien et opérant le salut.

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