EN BELGIQUE
En qaoi le conflit consiste. — Division. — Nous savons que l'accord nécessaire entre les deux puissances repose sur deux principes fondementaux, qu impliquent leur distinction et leur indépendance mutuelle : a) liberté, pour chacune d'elles, d'exercer ses propres droits, sans entraves ; b) respect inaltérable des droits de l'autre. Toute atteinte portée à l'un ou à l'autre de ces principes devient forcément une cause de conâit ou de dissentiment.
Or, il est manifeste, a priori, que la paix troublée par une atteinte de cette nature ne pourra se rétablir que lorsque le pouvoir usurpateur consentira à se maintenir sur son domaine, ou à y rentrer, s'il en est sorti; ou bien lorsque la puissance lésée renoncera volontairement à ses droits usurpés. De là deux moyens de terminer les différends : la voie du droit rigoureux, et la voie de la conciliation, d'un arrangement à l'amiable, c'est-à-dire d'un concordat. Nous allons traiter de l'un et de l'autre moyen en deux chapitres distincts, et nous terminerons en exposant la situation que le concordat de 1801 et la constitution de 1831 ont faite à l'Église en Belgique.