‹ L'Église et l'Hygiène au Moyen-ÂgeChapitre 18 sur 77 · ARMES LS · texte numérisé non relu

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« Aux vieillards, il faut permettre de prendre leur boisson plus gaîment, car ils rallument innocemment par le remède de la vigne, leurs forces refroidies par l’âge et usées par le temps. Le plus souvent, les passions des vieillards ne sont plus ballottées ni exposées aux naufrages de l'ivresse. Le temps et la raison sont comme les ancres qui les retiennent au port, si bien qu’ils supportent facilement la tempête des passions que soulève l'ivresse. Il leur est même permis de plaisanter dans les banquets. Mais qu'eux aussi sachent qu’il y a une limite à la boisson : il faut qu’ils gardent la raison sans secousse, la mémoire active, la démarche ferme et assurée ».

Aldebrandin de Sienne, traitant de la quantité de nourriture, la fait varier avec les saisons :

« Et sachiès que en yver et en printans puet on prendre greigneur quantité de viandes, de grosse nouretures, si com sont pois, fèves, char de bœuf et tous poissons. Et en esté et en sietembre doit-on prendre meneur quantité de viandes légiè-

res... », à cause de la chaleur qui règne à ces époques.

Arnaud de Villeneuve dit enfin, dans son chapitre : «de inanitione et repletione» (VIID de veiller à la régularité de |’ « evacuatio », ce qui est la plus grande source de santé :

« Retentio superfluitatum nostri corporis et earumdem evacuatio quando oportet et secundum quod oportet, ex majoribus causis conferende sanitatis est ».

Il est bon de savoir que le peuple a une nourriture suffisante au Moyen-Age ; aussi allons-nous choisir la classe qui est la plus à plaindre, celle des paysans. Nous extrayons ce qui suit de l’ « Histoire de Bertrand Du Guesclin », de Luce (4 :

L'alimentation des paysans atteste, non moins que le chiffre des salaires, l’aisance qui règne dans les campagnes.

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