D QE
forme des aïdes, nous dirions aujourd’hui des infirmiers. Il enseigne son art dans certaines abbayes qui possèdent de véritables écoles de médecine, Marmoutiers, Le Bec, Noyers, Fécamp, etc. Les médecins transcrivent parfois des livres de médecine ; on connaît la grande occupation des moines d’autrefois : la copie des manuscrits. Partout se forment de riches bibliothèques : à Marmoutiers, à Bourgueil, à Ouche, au Bec, se conservent, à l’abri des révolutions, toutes les productions de la pensée.
Nous avons vu que la réputation de certains moines dépasse les murs du cloître, à tel point que le médecin du couvent devient le médecin de la région ; parfois même, on le fait venir de très loin.
Le malade ne s’adresse pas directement au médecin; c'est au directeur de la communauté qu’il demande secours, et ce dernier désigne le médecin.
Ces moines ont fait vœu de pauvreté et n’exigent aucun honoraire : mais, nous l’avons déjà constaté, en témoignage de leur gratitude, les malades riches font aux monastères des dons plus ou moins importants.