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LES ORDRES RELIGIEUX HOSPITALIERS

Fonder des hôpitaux, soigner les malades, les voyageurs ou les pauvres : tel est le but des ordres hospitaliers. La première association de ce nom remonte au IX: siècle, et est fondée à Sienne par un pieux personnage, du nom de Soror, qui ouvrit, près de la cathédrale, une maison appelée la Della Scala, pour secourir les pèlerins indigents. Par la suite, apparaissent un grand nombre de congrégations. Nous ne parlerons que des principales.

On les divise en ordres de chevaleries et en ordres de bourgeoisie. Parmi les premiers, on distingue les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui formeront plus tard l’ordre de Malte, les Templiers, les chevaliers teutoniques, l’ordre de Saint-Lazare et les hospitaliers d’Aubrac (pour ces derniers, se reporter au chapitre précédent : les hôpitaux).

Parmi les ordres civils, modelés sur leurs devanciers, nous verrons les frères pontifes, les hospitaliers de Saint- Jacques du Haut-Pas, les «porteurs de croix», les ordres de Saint-Antoine et du Saint-Esprit.

A l’exemple des Frères hospitaliers, un certain nombre de congrégations de femmes se réunissent sous le nom de Sœurs hospitalières : nous ne retiendrons que les Hospitalières de Saint-Jean de Jérusalem, fondées en même temps que les chevaliers de ce nom, l’ordre de Sainte-Elisabeth et les Béguines.

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