Ambuoise, V
2. MicuAUD, Dib. des Crois., IV, p. 302-317 (d'après Ibn-AIathir).
converties en mosquées furent consacrées de nouveau solennellement. Les Génois et les Pisans reprirent possession de leurs anciens quartiers et toute l'armée commença à rebâtir les murs de la ville endommagés par les machines de siégea Ainsi, après plus de deux ans de combats et au prix de pertes considérables^, les croisés avaient conquis la place la plus importante de l'ancien royaume de Jérusalem : ils avaient maintenant à compléter cette œuvre et à reprendre la ville sainte elle-même, mais les défauts de leur organisation les en empêchèrent.
§ 4. — Richard Cœur- de-Lion en Palestine (11911192J.
Le chef même qui leur fut imposé par les circonstances est en grande partie responsable de cet échec. D'une bravoure accomplie, amoureux des expéditions aventureuses d'où il revenait l'armure toute hérissée de flèches, devenu pour les Sarrasins un sujet de terreur et presque un personnage de légendes, Richard Gœurde-Lion ne possédait ni la loyauté chevaleresque, ni le sens politique pour lequel la fidélité à la parole donnée est souvent l'habileté suprême. A peine entré à Saint-Jean d'Acre, il donna la mesure de ses prétentions : obligé de partager le butin avec les Français et Philippe-Auguste, il arriva néanmoins à en frustrer les croisés des autres pays. Le 16 juillet 1191, le duc Léopold d'Autriche ayant planté sa bannière sur une des tours de Saint- Jean d'Acre, Richard la fit ignominieusement renverser dans le fossé : il devait plus tard