‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 137 sur 268 · NicÉTAs, Hist. grec. Crois., I, 396 et suiv · texte numérisé non relu

NicÉTAs, Hist. grec. Crois., I, 396 et suiv

3. Riant, Exuviœ sacrée. Gunther, P. L., CCXH, 245-246; Cf. Rev. Or,

laissaient aux simples chevaliers les bassins d'argent Jpaieles) qui servaient aux Grecs à divers usages. Villehardouin évalue à un million et demi de marcs (56 millions de francs) la valeur du butin. En outre 10.000 chevaux furent distribués aux chevaliers et les reliques, confiées à la garde de Nivelon de Chérisy, furent dispersées dans toute la chrétienté ; il n'y eut guère d'église qui ne reçût quelqu'une des « dépouilles sacrées » de Constantinople * .

§ 4. — Innocent III et l'empire latin.

Mais avant le partage du butin les vainqueurs avaient déjà procédé à l'organisation du nouveau gouvernement. Boniface de Montferrat, le chef dé la croisade, semblait par sa popularité, par les liens qui unissaient sa famille à l'empire byzantin, par les sympathies qu'il trouvait chez les Grecs, les Lombards, les Allemands et même quelques Français comme Villehardouin, le candidat tout désigné pour le pouvoir suprême. Mais son élection aurait mécontenté les Vénitiens qui le trouvaient trop puissant et craignaient qu'il ne compromît leurs intérêts dans l'avenir ; aussi Dandolo, que ses devoirs constitutionnels envers Venise |3mpêchait de poser lui-même sa candidature, jeta les jyeux sur un prince moins puissant, le comte Baudouin ie Flandre. Le 9 mai 1204, le collège électoral formé l'après le traité de mars se réunit. Un Français offrit l'abord d'élire empereur le doge de Venise : les éleceurs vénitiens refusèrent. Une longue discussion commença alors entre les partisans des deux candidats; 3nfin à minuit Nivelon de Chérisy évêque de Soissons proclama l'élection de Baudouin au milieu de Ten-

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