‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 15 sur 268 · S.Silviae peregrinatio,l\, 3 (éd. Geyer · texte numérisé non relu

S.Silviae peregrinatio,l\, 3 (éd. Geyer

Mineure et Constantinople ; elle avait ainsi parcouru] tout l'Orient.

C'est en vain que quelques moralistes comme saint Augustin, s'élèvent contre les désordres qui sont parfois la conséquence de ces déplacements. Saint Jérôme reçoit dans son monastère tous les pèlerins et dans ses lettres il exhorte vivement ses amis à entreprendre le saint voyage K La ville de Jérusalem compte bientôt trois cents monastères, églises ou hospices^, et plusieurs de cps monuments sont dus à la munificence des empereurs de Constantinople ^. L'ardeur pour les pèlerinages ne paraît même pas avoir diminué au vi® siècle. Nombreux sont les évoques dont les chroniqueurs rapportent le voyage en Orient comme un des événements les plus notables de leur histoire^. L'Itinéraire de Théodose (530), celui d'Antonin le martyr (570) nous révèlent la même curiosité de tous les pays orientaux que celui de sainte Silvie. Enfin on est vraiment surpris du grand nombre de témoignages sur FOrient quel Grégoire de Tours dit tenir des pèlerins. Il les inter-| roge sur le Jourdain et la géographie delà Palestine ^ il décrit d'après eux les cotonniers qui poussent près' de Jéricho, la fête de la translation des reliques de saint Thomas à Edesse et le marché franc qui l'accompagne ^ ; il reçoit d'eux très probablement les charmants récits, produits de l'imagination orientale , comme la légende des Sept Dormants d'Ephèse dont il enrichit ses oeuvres hagiographiques. Malgré les désastres et les fléaux qui suivent les invasions, les

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