‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 154 sur 268 · Memorialc potcst. {Vli:v.KTf\W, 408S · texte numérisé non relu

Memorialc potcst. {Vli:v.KTf\W, 408S

deux légats» Robert de Courçon, un des prédicateurs de la croisade et le cardinal Pelage qui par son caractère impérieux et sa prétention d'être regardé comme le chef de la croisade, ne tarda pas à entrer en conflit avec les barons. Les travaux du siège furent repris sans résultat et le découragement commença à s'emparer des croisés ^ Pendant trois jours le camp fut inondé par un violent orage, puis à la suite des jeûnes et des processions ordonnés par Pelage, le soleil reparut et l'on vit un miracle dans cet événement. A ce moment le tumulte régnait dans le camp des musulmans : les émirs conspirèrent pour déposer le sultan qui, à la nouvelle du complot, s'enfuit vers Babylone, suivi d'une partie de son armée. Les chrétiens en profitèrent pour traverser le Nil, s'emparèrent du camp musulman et établirent un pont de bateaux pour faire communiquer les deux rives. Pour servir de ralliement aux troupes des croisés on construisit un « carroccio » à la manière lombarde sur lequel on plaça l'étendard de la croisade. Mais déjà l'automne arrivait et les croisés commençaient à partir : le cardinal Pelage, pour les retenir, étendit les indulgences de la croisade aux parents de ceux qui resteraient. De plus on était convaincu que l'empereur Frédéric II allait arriver avec une nouvelle armée. Le sultan ayant proposé la paix en promettant de rendre Jérusalem après en avoir rebâti les murs et de ne garder en Palestine que le Crac et Montréal en payant tribut, Jean de Brienne et la plupart des barons étaient d'avis d'accepter ces conditions, mais le cardinal Pelage s'y opposa : sans l'occupation de Damiette il ne voyait aucune garantie dans la parole du sultan.

Les hostilités recommencèrent : bientôt la famine

i. Memortale potest. Reg. (Murât, VUI, 1086-1087).

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