‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 159 sur 268 · LES INVASIONS MONGOLES · texte numérisé non relu

LES INVASIONS MONGOLES

« yassak », la vieille coutume des peuples turcs et il commença la conquête de la Chine. En 1216, il entrait à Pékin et laissant en Chine un corps d'armée chargé d'achever la soumission du pays, il se dirigea vers Touest et s'empara en 1219 des passages du Pelou et du Nan-lou qui lui ouvraient la route de l'Occident ^. A cette époque l'Asie centrale était occupée par l'empire turc du Kharezm qui s'était formé à la fin du XI® siècle, d'abord vassal des Seldjoucides, puis indépendant et ennemi naturel du califat de Bagdad. En une seule campagne Gengis-Khan détruisit cet empire, s'empara de Bokhara et de Samarcande et lança deux de ses généraux avec 25.000 hommes à la poursuite du sultan du Kharezm en fuite vers l'Occident. Après avoir pris leur adversaire dans une île de la mer Caspienne, bjebé et Souboutaï continuèrent leur route vers l'Occident et dans une chevauchée fantastique de trois ans (1220-1223) traversèrent la Perse et l'Arménie, arrivèrent à Tiflis au grand étonnement des Géorgiens, franchirent le Caucase, tombèrent littéralement sur le dos des Kiptchaks, massacrèrent la chevalerie russe sur les bords de la Kalka, s'avancèrent jusqu'au Dnieper et revinrent à Samarcande en détruisant la Grande Bulgarie par le chemin des steppes qui séparent l'Oural de la Caspienne 2.

Lorsque les luttes qui suivirent la mort de Gengis- Khan (1227) furent terminées, les terribles envahisseurs reprirent leur marche vers l'Occident. L'Europe ignorait tout d'eux tandis que par leurs espions ils la connaissaient admirablement; en face de leurs régiments disciplinés et d'une mobilité merveilleuse, les lourdes cohues des chevaliers occidentaux étaient vouées à une défaite certaine. L'organisation qu'ils imposaient

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