‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 177 sur 268 · W. NORDEN, p. 457-4C · texte numérisé non relu

W. NORDEN, p. 457-4C

î. W. NoRDEN, p. 465 et suiv. Sternfeld, op. cit.

et l'arabe et entretenait même d'excellents rapports avec le sultan qui fit annoncer à saint Louis qu'il était prêt à se convertir au christianisme. La fausseté du prince tunisien paraît hors de doute et il est vraisemblable qu'en détournant la croisade sur son pays, il ne fut que l'instrument de Bibars avec lequel on le trouve en rapports '. Le débarquement des croisés eut lieu le 17 juillet 1270 dans la presqu'île de Carthage ; l'hostilité des musulmans montra bientôt combien leurs promesses de conversion étaient illusoires. On prit le château de Carthage, mais la peste se mit dans le camp des croisés et le 25 août 1270, quelques heures avant le débarquement de Charles d'Anjou, saint Louis était lui-même emporté par le fléau ^. Devenu le chef de la croisade par la mort de son frère, Charles s'empressa de conclure avec le sultan de Tunis un traité avantageux pour le royaume de Sicile : le sultan s'engageait à payer l'arriéré du tribut dû à la Sicile et, à l'avenir, une somme double de celle qu'il avait payée à Frédéric II (30 octobre 1270) ^. Le 25 novembre le nouveau roi de France, Philippe le Hardi, Charles d'Anjou et les autres princes s'embarquèrent après avoir décidé de remettre à trois ans l'accomplissement de leur vœu de croisade. Seul le prince Edouard d'Angleterre qui venait d'arriver à Tunis s'indigna de cette décision et résolut d'aller en Terre Sainte. Après avoir passé l'hiver en Sicile, il partit au printemps et arriva à Saint-Jean d'Acre le 9 mai 1271. Mais ses forces étaient insuffisantes et, malgré ses efforts, les Vénitiens continuaient à entretenir des relations avec Bibars. Il dut se contenter de faire en territoire sarrasin quelques incursions qui furent de simples razzias; les relations

i. RoHRiCHT, Arch. Or. lat., II, 397.

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