Marics Anoiié, p
i mettent en chemin, qu'ils se munissent du signe de la croix, qu'ils se remplissent de la grâce du Saint Esprit, qu'ils aillent prêcher aux infidèles les vérités Irde la Passion^... »
Ce fut en 1285 que commença pour lui la période de a vie active et les longues pérégrinations à travers les rois parties du monde. Tantôt à Rome, où il essaye le convaincre les papes et les cardinaux de la néces- >ité de créer des écoles de langues orientales, tantôt à ^aris où il combat les docteurs averroïstes, chez les Fartares, en Arménie, en Ethiopie, en Afrique où il liscute au risque de sa vie avec les musulmans, parout il déploie une prodigieuse activité et un courage réritablement surhumain. Sans jamais se décourager, 1 fait le siège de tous les souverains. Le « grand refus » le Célestin V en 1294 lui cause une amère déception, nais en 1295 il s'adresse à son successeur Boniface VIII, mis en 1298 au roi de France Philippe le Bel et en 306 à Clément V. Enfin lorsqu'il apprend la convo- :ation du concile de Vienne en 1311, il croit le moment enu d'exposer en quelques articles toutes ses idées de éforme, et c'est probablement sur ses instances que e concile décide la création de six écoles de langues >rientales en Europe ^. Mais déjà Raimond Lulle a pris ;ontact lui-même avec les Sarrasins. En 1291, il s'em- )arque à Gênes pour Tunis et dès son arrivée il se met discuter avec les mahométans : dénoncé pour sa )ropagande religieuse, il est expulsé, parvient à se cacher dans une galère pendant trois semaines et y •-ontinue son œuvre de conversion 3. En 1306, il débar- [ue à Bougie et dès son arrivée sur la grande place
i. Lib. Contemplât, in Deiim, trad. Haukéau. Histoire Littéraire^ :XIX, p. 2-29.