Gay, p
crèrent les habitants (28 octobre 1344) ^ Puis la nouvelle conquête fut mise en état de défense, tandis que de nombreux marchands venaient déjà y installer leurs comptoirs. Omourbegvint bientôt avec une armée et tenta de reprendre la place ; ses troupes furent rcpoussëes, mais les principaux chefs de la croisade, parmi lesquels le légat Henri et Martin Zaccaria, furent surpris parles Turcs et massacrés 2. Néanmoins la ville resta aux chrétiens et fut confiée à la garde des Hospitaliers (janvier 1345).
La nouvelle de la prise de Smyrne avait excité un certain enthousiasme en Occident et provoqué le départ de quelques troupes de croisés ^. Quand on fut instruit de la mort des chefs de la croisade et de la situation critique dans laquelle se trouvait la nouvelle conquête, Clément VI résolut de provoquer un nouveau départ : il intervint môme, sans beaucoup d'espoir il est vrai, auprès d'Edouard III pour l'amener à se réconcilier avec Philippe VI '•. Le pape multipliait ses appels sans grand résultat, quand un chef inattendu se présenta pour commander la croisade. Humbert II, dauphin de Viennois, prince misanthrope et vaniteux, dont les finances étaient fort obérées, songeait à céder ses états au roi de France et à se distraire du chagrii que lui avait causé la mort d'un fils unique, en allani chercher au loin des aventures. Avec une véritable im-| prévoyance il offrit au pape d'entretenir à ses fraisj pendant la durée de l'expédition cinq galères, 1.000 ar-| balétriers et 300 chevaliers, dont 12 bannerets; il de-j mandait seulement le commandement en chef de la croi< sade, le droit de lever des dîmes et la propriété desj
i. JORGA, Philippe de Mézières, p. 42.