Gay, p 65. Raynaldi, Ann. Eccles., 1345, n
3. Voy. la pi étendue lettre de lluguc IV (Michelet, Histoire de France, éd. de 1837, ni, p. 180). Voy. Jorga, Philippe de Mézière, p. 52-54 et l'édilion du texte, Rev, Or. lat. III.
arrachée aux Génois par l'empire byzantin. Ces plans furent déjoués par l'arrivée subite d'une flotte génoise qui s'empara de l'île et dont quelques équipages eurent même l'audace de piller les navires du dauphin (1346). Après avoir livré aux Turcs quelques escarmouches dans les environs de Smyrne, Humbert découragé se retira à Rhodes et se fit relever de son vœu par le pape^. Rentré dans ses états, il abdiqua pour se faire dominicain (1349), mais toujours amoureux des honneurs, il accepta du pape le titre de patriarche latin d'Alexandrie-^. Après son départ le grand maître de l'Hôpital continua à diriger les hostilités contre les pirates et en 1347, il brûla presque entièrement devant Imbros une flotte de 150 navires turcs. L'effet de cette victoire était détruit il est vrai par la prise de Lajazzo en Arménie, dont une flotte égyptienne s'emparait au même moment 3. Les forces chrétiennes étaient épuisée ou décimées par les maladies; la croisade avait atteint au moins une partie de son objet, la répression des pirateries turques; Omourbeg avait été tué en essayant de reprendre Smyrne. Les Hospitaliers entreprirent donc des pourparlers avec les émirs turcs et en 1348 une trêve avantageuse pour les chrétiens fut signée, malgré les hésitations de Clément VI qui refusa de la ratifiera La ligue maritime continua donc à fonctionner et fut renouvelée en 1350, mais elle eut désormais un caractère défensif et fut réduite à l'impuissance. Au même moment une guerre acharnée éclatait entre Gênes et Venise et, malgré Clément VI, on vit les Hospitaliers prendre parti dans les deux camps : ces puissances maritimes qui avaient marchandé leur appui à la ligue
i. JORGA, p. 50-ol. GaY, p. 72-78.
2. Gay, p. 79 de Mas-Latrie, Patriarches latins d'Alexandrie {Rev. Orlat.yj). 79).