‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 22 sur 268 · Rozière, Formules, n" 667, t. II, p · texte numérisé non relu

Rozière, Formules, n" 667, t. II, p

dans lequel se trouvaient la Ganle franque et Tltalie lombarde au début du vu® siècle ne contribuait pas peu à les rendre plus rares.

§ 2. — L'établissement du protectorat franc en Orient. |

Plusieurs événements ne devaient pas tarder à modifier cette situation. Tout d'abord l'offensive musulmane fut arrêtée au même moment par Jes empereurs isauriens en Asie Mineure et par les Carolingiens en Gaule. Une période pacifique, et qui fut marquée par une véritable renaissance de la civilisation orientale, succéda chez les Arabes à l'âge héroïque : l'heure des négociations diplomatiques était arrivée. D'autre part, la querelle des images qui fut une véritable tentative' de l'orientalisme dirigée contre les usages de l'église grecque, contribua à faire perdre au pouvoir des em- ' pereurs byzantins le caractère universel qui avait jusque-là maintenu son prestige aux yeux des chrétiens d'Orient. Les empereurs isauriens renoncèrent à l'Italie et aux rêves de domination occidentale de leurs prédécesseurs, mais loin d'être approuvés dans les patriarcats orientaux, leurs décrets contre les images y rencontrèrent la plus vive opposition. Un clerc du patriarcat d'Antioche, saint Jean Damascène, fut en même temps qu'un des plus grands théologiens de l'église grecque, un des plus fougueux adversaires des doctrines iconoclastes. Dans ses trois discours contre les iconoclastes il fonda la théorie du culte des images et condamna avec force les pratiques du césaropapisme (726-737). En 764, une démarche encore plus significative eut lieu et les trois patriarches Théodore d'Antioche, Théodore de Jérusalem et Cosmas d'Alexandrie réunis en synode le jour de la Pentecôte

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