‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 225 sur 268 · PHILIPPE DE MEZIERES ET LA CROISADE · texte numérisé non relu

PHILIPPE DE MEZIERES ET LA CROISADE

îontenait beaucoup d'ouvrages relatifs à la croisade, lu festin qu'il offre à l'empereur Charles IV dans la grande salle du palais le jour des Rois de l'année 1378, in entremets représente une nef qui porte Godefroy de bouillon et Pierre l'Ermite ; plus loin on voit Jérusalem vec le temple et au sommet d'une tour, un Sarrasin

vêtu très proprement et qui, en langue arabique, riait la loi en manière que font les Sarrasins » ; les lievaliers de la nef descendent et plantent la bannière le Godefroy sur les murs de la ville ^ Charles V paraît voir rêvé réellement de délivrer Jérusalem, mais il oulait préalablement la réunion d'un concile qui réarmât la chrétienté. Comme Philippe de Mézières il a lorreur des guerres entre les princes chrétiens, du luxe es cours, de la licence des gens de guerre. Il n'est onc pas étonnnant qu'il ait fait bon accueil au « vieil èlerin » : en 1373 il lui accorda une pension et des maisons à Paris ^. Philippe de Mézières assista au coneil du roi et suivit sans cesse Charles V avec lequel [ eut de longs entretiens : il fut même chargé par le oi de négociations en Lombardie et fut le précepteur u dauphin Charles. En 1380, après la mortde Charles V, l se retira au couvent des Célestins à Paris, mais il ne essa d'être en relations avec les anciens conseillers du ernier roi, il acquit l'amitié du duc d'Orléans et quand 3 jeune Charles VI saisit un instant le pouvoir, il lui lonna les conseils les plus hardis. Cette période fut elle de sa grande activité littéraire et en 1384, il ré- [igea sous une forme définitive son projet d'ordre de la ^assion qui devait dans sa pensée donner une nouelle vie aux expéditions d'Orient. *

Ce fut en 1347, au cours de son pèlerinage à Jéru-

\. Grandes chroniques de France^ éd. P. Paris.

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