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salem, que Philippe conçut dans l'église du Saint-Sépulcre l'idée de constituer une nouvelle milice, « une monarchie militaire » capable de conquérir la Terre Sainte et de la gardera Les deux grandes infirmités des croisades ont été, d'après lui : dmsio, la mésintelligence entre les chefs et propria çoluntasy l'indiscipline des soldats. Les ordres militaires actuels, même réunis, sont insuffisants pour établir Tunité et « la volonté bien réglée qui manque » ; leurs richesses les en empêchent. On créera donc pour les remplacer Tordre de chevalerie de la Passion de Jésus-Christ qui se composera de chevaliers, pris parmi les cadets de noblesse et les bourgeois, et de sergents recrutés dans la classe des ouvriers et des artisans. Par leur vie pure et leur observation de la discipline, ils seront un modèle pour les chevaliers errants qui dépensent en vain leurs forces à la conquête de la Terre Sainte. D'après le « prologue de la règle militaire », les chevaliers seront au nombre de 100.000, mais on ne les admettra dans l'ordre qu'après de longues épreuves purificatrices; ils prononce-, ront quatre vœux et ne pourront rien posséder en propriété, mais ils devront être mariés ; car c'est une véritable caste qu'il s'agit de créer et les enfants pourront succéder à leurs pères. A leur tête sera un prince élu par l'ordre tout entier; il rendra la justice tous les jours, et commandera l'armée; lui-même sera sous la juridiction du conseil général de l'ordre qui pourra le déposer en cas de faute grave. Le prince sera assisté par un gouvernement de 34 officiers élus tous les quatre ou six ans parle grand chapitre. A l'ordre sera attaché un clergé composé d'un patriarche, d'archevêques, évêques, chanoines, scribes et hospitaliers. Une discipline presque monastique régnera dans cette répu-