‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 239 sur 268 · Delavillk LEROUlx, p. 4i · texte numérisé non relu

Delavillk LEROUlx, p. 4i

24 août. Les Turcs donnèrent l'assaut, mais reculèrent tout à coup pris d'une terreur panique : on avait vu paraître sur un bastion une femme en robe violette et l'on crut que la Panagia venait défendre sa ville ; de plus Mourad venait d'apprendre que l'empereur avait suscité contre lui un autre prétendant à Nicée. Le siège fut donc levé précipitamment ^ . Au moment où Manuel Paléoloj^ue mourut, en 1423, l'empire se composait de Constantinople et sa banlieue jusqu'à Selymbria, d'Anchialos, de Mesembria, de la péninsule du mont Athos, de Thessalonique et de quelques places du Péloponèse. JeanVllI, fils aîné et successeur de Manuel, s'empressa de payer un nouveau tribut au sultan. Le danger des Turcs reparaissait, plus menaçant que jamais pour la chrétienté : le 29 mars 1430 Mourad enlevait Thessalonique aux Vénitiens. et changeait ses églises en mosquées '^ ; la muraille de l'Hexamilion, élevée par Manuel à travers l'isthme de Corinlhe, était forcée; lÉpire était envahie en 1431 : au sud la dynastie des Tocci perdait Arta et Janina; au nord Jean Castriota avait dû. livrer en otage ses> quatre fils, parmi lesquels le fameux Scanderberg; à sa mort ses états furent occupés par les Turcs. Enfin les frontières de la Serbie et de la Hongrie étaient violées de nouveau; en 1428, le prince de Serbie Georges Brankovitch fut soumis au tribut. Constantinople était de plus en plus isolée de la chrétienté et il devenait évident qu'une nouvelle croisade pouvait seule la sauver.

Lps puissances chrétiennes n'avaient pu malheureusement profiter de l'afTaiblissement momentané des Turcs pour agir vigoureusement en Orient et même quand elles eurent conscience du danger, leur intervention fut insuffisante et ineffioa^^. Les querelles du

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