‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 243 sur 268 · Hf.YD. Il, p · texte numérisé non relu

Hf.YD. Il, p

5. Heyd, II, p. 277-278. PhrantzÈS, II, 9. L.VOMCUS, V, p. 12o-126.

n'était guère favorable aux négociations de ce genre : d'autre part le clergé grec et la masse du peuple s'obstinaient dans un particularisme farouche qui était devenu une sorte de sentiment national; enfin, si l'on en croit les conseils donnés par Manuel Paléologue à son fils avant sa mort^ les empereurs n'abordèrent pas toujours le problème de l'union avec sincérité et s'efforcèrent de donner peu pour obtenir beaucoup. Ce fut d'ailleurs seulementaprès l'élection de Martin Yen 1417, qu'il fut possible de songer à de nouveaux pourparlers. Manuel II envoya un ambassadeur au nouveau pape qui écrivit au patriarche de Constantinople une lettre où il l'appelait son frère : la question de la convocation d'un concile, chargé de régler les difficultés religieuses, fut posée ^. En 1423 l'héritier même du trône impérial, Jean Paléologue, se rendit en Occident, accompagné, de Philelphe comme interprète : il séjourna successivement à Venise, à Milan, en Hongrie, vit l'empereur Sigismond, et le pape se montra favorableà la convocation d'un concile en Italie ^ ; malgré ces bonnes dispositions la question n'avançait pas et ce fut seulement en 1431 que l'empereur Jean VIII adressa une nouvelle ambassade à Gabriel Condolmieri de Venise, élu pape sous le nom d'Eugène IV ^. Mais à ce moment les pères du concile réuni à Bâle essayaient d'établir la supériorité de leur autorité sur celle du pape : ils virent dans l'union des deux églises une admirable occasion de faire triompher ces principes et déléguèrent à Constantinople deux envoyés chargés de représenter à l'empereur que le concile était supérieur au pape et que les plus puissants princes de l'Europe étaient dévoués

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