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à celte doctrine. Aucune circonstance ne pouvait être plus défavorable à l'union que le conflit qui s'éleva entre le pape et le concile et peu s'en fallut qu'elle n'échouât. Jean Y III accueillit d'abord les avances du concile et entra en rapports réguliers avec lui. Le pape de son côté saisit les pères de Bâle de ses négociations avec l'empereur, mais des divergences éclatèrent quand il s'agit de fixer la ville où se tiendrait le futur concile. Jean VIII aurait désiré que ce fût Constantinople et devant le refus du concile de Bâle, il demanda qu'au moins le choix se portât sur une ville italienne et maritime; tel était aussi l'avis du pape. Le 7 mai 1437, les représentants de la majorité et de la minorité du concile lurent simultanément deux décrets qui convoquaient la future assemblée, l'un à Avignon, l'autre à Florence ou Udine ^ . Le pape se prononça pour l'opinion de la minorité et envoya immédiatement à Constantinople trois délégués de cette minorité et deux légats. Après avoir signé un traité qui lui assurait une somme de 10.000 ducats pour régler les difficultés qui pourraient se présenter pendant son absence ', Jean VIII s'embarqua le 24 novembre 1437 avec le patriarche, les principaux représentants du clergé grec et une suite nombreuse 2. Le 8 février 1438, il recevait à Venise un accueil magnifique et le 9 avril suivant le nouveau concile inaugurait ses travaux à Ferrare sous la présidence du pape^.
Les négociations furent pénibles et longues. A côté des partisans sincères de l'union tels que Bessarion métropolite de Nicée et Isidore métropolite de Kiev, on trouvait dans le clergé grec des adversaires irré-