‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 245 sur 268 · Vast, p. 57 et suiv · texte numérisé non relu

Vast, p. 57 et suiv

L'UNION DES ÉGLISES ET \k CROISADE. 333

ductibles dont l'arclievtqao a'Ephèse, Marcos Eugenikos, était le chef; la masse était incertaine et flottante. L'empereur eut une grande déception en ne voyant au concile aucun des ambassadeurs des princes temporels; il demanda qu'on les attendît pour délibérer, dans l'espoir que la question de la croisade tiendrait la première place dans les préoccupations du concile. Son attente fut déçue et, seul de tous les souverains, le duc de Bourgogne se fit représenter à Ferrare. Le concile fut donc une assemblée purement théologique et le problème de la procession du Saint-Esprit occupa la plus grande partie des sessions. Quand à la suite de lapeste qui éclata à Ferrare, le concile se fut transporté à Florence, le 20 janvier 1439, aucun résultat n'était encore obtenu *. Enfin lorsqu'on fut parvenu à se mettre d'accord sur le « Filioque » , les autres difficultés furent aplanies plus aisément. Le 6 juillet 1439, dans la cathédrale de Florence le pape Eugène IV célébra la messe devant tous les évêques grecs ou latins revêtus de leurs ornements sacerdotaux, puis successivement Bessarion et le cardinal Julien Césarini lurent l'acte d'union, l'un en grec, l'autre en latin : la lecture terminée les deux prélats s'embrassèrent et tous les Grecs, l'empereur en tête, vinrent fléchir le genou devant le pape et lui baiser la main ^. La promotion au cardinalat de deux prélats grecs (5 février 1441) sembla sceller le nouvel accord^. En même temps les autres églises schismatiques d^Orient adhéraient à l'union de Florence : les Arméniens (22 novembre 1439), les Jacobites (5 février 1441), les Éthiopiens (25 février 1443), les Syriens, les Chaldécns et les Maronifes (26 avril 1442) envoyèrent successivement leur consentement*. Le

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