‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 248 sur 268 · Vast, p · texte numérisé non relu

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la poursuite des Turcs il entra à Sofia et leur infligea une seconde défaite à Kounovitsa (24 décembre) : la défection des Albanais sous la direction de leur chef, Georges Castriota (Scanderberg), que le Sultan retenait dans son armée, lui assura la victoire'. Scanderberg força un secrétaire du sultan, le poignard sur la gorge, à sceller une lettre dans laquelle Mourad ordonnait au gouverneur de Croïa, capitale de l'Epire, de lui remettre la citadelle ; il put ainsi rentrer dans ses anciens états et soulever toute la population contre les Turcs. Accablé par CCS revers, Mourad signa à Szegedin une trêve de 10 ans avec Jean Hunyade et Ladislas (15 juillet 1444) : Georges Brankovitch fut rétabli en Serbie et le sultan paya 60.000 ducats pour la rançon d'un de ses gendres ^. Dans son découragement, Mourad abdiqua le trône en faveur de Mahomet II et se retira en Asie Mineure dans une sorte de retraite ^.

La trêve avait été conclue malgré le cardinal Julien Césarini qui voulait que l'armée continuât sa marche sur Andrinople et Constantinople. L'occasion semblait d'autant meilleure que des renforts allaient arriver d'Occident. Après avoir reçu à Chalon-sur-Saône une ambassade de Jean VIll, Philippe le Bon avait équipé une flottille de quatre galères qui sous le commandement de Geoffroy de Thoisy et de Martin Alphonse, longèrent les côtes d'Algérie et de Tunisie, non sans y causer quelques dommages, et après un séjour à Rhodes, où les Bourguignons aidèrent les chevaliers de Saint-Jean à repousser une attaque des Egyptiens, se dirigèrent vers Constantinople'*. Une flotte plus importante commandée par François Condolmieri

i. De Hammeu, II, p. 294-305.

â. DCCAS, 32. Laomc, YI.p. 167.

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