‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 249 sur 268 · SCHEFKR, art. cité · texte numérisé non relu

SCHEFKR, art. cité

neveu du pape se trouvait aussi dans ces parages. En outre Jean VIII par ses lettres pressait les croisés d'agir et le cardinal Gésarini, après avoir déclaré qu'un traité conclu avec un infidèle était nul et promis à Hunyade le titre de roi de Bulgarie, le décida ainsi que Ladislas à rompre la trêve * . La Bulgarie fut envahie et les croisés, se dirigeant vers la mer Noire, vinrent assiéger Varna : tout à coup on apprit que Mourad approchait avec 40.000 Turcs. Il avait quitté sa retraite et comme il manquait de navires pour faire passer son armée, les inévitables Génois se trouvèrent là pour lui en fournir à point nommé. Ni les galères de Philippe le Bon, ni l'escadre du pape ne purent empêcher les Turcs de traverser le Bosphore. Malgré le nombre supérieur des Turcs la bataille fut longtemps indécise, mais la mort du roi de Hongrie , puis du légat Julien Gésarini déterminèrent la déroute ; cependant Hunyade parvint à protéger la retraite de l'armée (10 novembre 1444) 2.

La défaite de Varna enlevait ainsi à Gonstantinople sa seule chance de salut, mais avant de l'attaquer les Turcs voulurent compléter leur victoire. En 1446, Mourad envahit la Morée pour venger le florentin Nerio Acciaiuoli son tributaire que les despotes Gonstantin et Démétrius avaient chassé de Thèbes. L'Hexamilion fut forcé, Gorinthe subit l'incendie et le pillage et les Turcs se répandirent dans toute la péninsule 3. Au contraire les efforts dirigés contre Scanderberg échouèrent complètement : deux armées turques furent successivement détruites dans^les gorges de l'Épire ; en 1449, Mourad lui-même vint assiéger Groïa, mais menacé d'être enveloppé, il veut traiter; Scan-

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