‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 250 sur 268 · DucAS, 32. Laonicl's, V, p. 123 et · texte numérisé non relu

DucAS, 32. Laonicl's, V, p. 123 et

338 LA DEFENSE DE L'ExMPIRE BYZAINTIN.

derberg refuse ; ses troupes harcèlent l'armée turque en retraite et lui causent de grands dommages *. En 1448, Jean Hunyade avait fait un elîort suprême pour sauver Constantinople : nommé régent du royaume de Hongrie, il réunit 24.000 hommes, passa le Danube près du pont de Trajan et envahit la Serbie : Mourad se retrancha à Kossovo d'où son adversaire essaya de le déloger. L'armée de Jean Hunyade fut entièrement détruite après deux jours de combat, mais les Turcs avaient perdu 40.000 hommes 2. j

L'héroïsme de Scanderberg et de Hunyade parvint ainsi à prolonger l'agonie de Constantinople, mais ! désormais sa situation était désespérée : après la mort de Jean VIH, en 1448, ses trois fils firent de Mourad l'arbitre de la succession impériale et ce fut lui qui désigna Constantin Dragasès^ comme empereur. Lorsque Mourad disparut à son tour, le 5 février l451, les jours de l'empire byzantin étaient comptés.

§ 4. — La prise de Constantinople.

La chute de Constantinople est le dernier épisode , de l'histoire des rapports de la chrétienté avec lOrient,, au moyen âge : elle a été rendue possible par l'im- , puissance où se trouvaient les souverains du xv® siècle d'organiser une action commune et par leur indiffé- , rence pour tout ce qui n'était pas intérêt immédiat et tangible. L'Europe a subi longtemps et supporte , encore les conséquences de l'étroitesse de ces con- j ceptions : en appelant les peuples à la croisade contre j les Turcs les papes servaient les intérêts matériels j autant que spirituels de l'Europe, mais seuls ils avaient

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