Pbrant^s, II, 19. DUCAS, 36. Laomc, VII, p
ncore conservé la notion de la solidarité des peuples lirétiens en face du monde musulman. Les politiques Balistes qui refusèrent d'écouter leur voix préparèrent ux peuples chrétiens des Balkans ainsi qu'à la Honrie plusieurs siècles de servitude; lorsque l'Orient, atrefois source de toutes les richesses, devint sous i domination des Turcs comme un désert stérile, !S états maritimes de la Méditerranée furent les remiers à payer la rançon de leur égoïsme sans scruules; la prise de Constantinople aboutit à livrer tous !S trésors du Levant aux deux soldatesques qui se artagèrent désormais la domination orientale, les missaires sur le Bosphore, les mamlouks en Egypte; ,mt le XIX® siècle fut consacré par les puissances eurobennes à détruire ce régime néfaste ; on ne peut dire le même aujourd'hui elles aient résolu le problème i la question d'Orient et que l'état de malaise créé !ir le séjour des Turcs à Constantinople soit encore *ès de cesser.
Ce fut au printemps de 1453 que Mahomet II, après oir conclu des trêves ou des traités avec la plupart s puissances balkaniques ou maritimes, commença concentrer ses troupes devant Constantinople ^ L'apoche du danger avait enfin décidé les Grecs à proimer l'union de Florence ; tandis qu'en 1450 les enmis des Latins avaient encore le dessus et pouvaient air à Constantinople un concile où assistaient les légués des patriarches orientaux et qui dressa un juveau catalogue des erreurs latines, la situation langea à l'arrivée des légats pontificaux^ Isidore de issie et Léonard archevêque de Mitylène ; le 12 démbre 1452, l'empereur Constantin XII fit proclamer nion à Sainte-Sophie et pour la première fois de-
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puis le xi^ siècle, le nom du pape fut récité dans le diptyques ^ Mais les adversaires de Tunion n'avaien pas désarmé. Après la mort de Marc d'Éphèse il avaient trouvé un autre chef dans Gennadius moin au monastère du Pantocrator et les grands dignitaire déclaraient ouvertement qu'il valait mieux voira Cons tantinople le turban que la tiare pontificale ^. Par s: démarche Constantin Xll espérait obtenir des secour de l'Europe, mais il était déjà trop tard. Seul, parm les princes du continent, Philippe le Bon essaya d'or ganiser une croisade; en 1452, il envoya à Charles VI Jean Germain, évêque de Chalon-sur-Saône, qui lu devant le roi et ses conseillers son « Discours di voyage d'Outre-mer », mais ses exhortations ne trou vèrent aucun écho à la cour de France^. Au nom di Tempereur Frédéric III, iEneas Sylvius, évêque di Sienne, fît devant le pape et les cardinaux un dis cours très éloquent sur la nécessité d'organiser l passage général -*. Ce n'était là que des manifestation: oratoires sans portée. Les puissances maritimes four nirent au moins quelques secours. Dès le mois di décembre 1452 dans un conseil tenu entre l'empereu et les représentants de la colonie vénitienne, on dé cida d'envoyer demander secours à Venise et de mettr= l'embargo sur tous les navires vénitiens présents i Constantinople ^. Six navires de commerce étant arrivés de Candie sous le commandement de Gabriel Trevisano, l'empereur engagea leur chef et ses équipages à son service *'. Les nouvelles alarmantes reçues de Constantinople au début de 1453, décidèrent 1(
1. Sur le concile de 1430, voy. Vast, p. 133-137. Ducas, 36-37.