‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 252 sur 268 · Barbaho, id. Heyd, II · texte numérisé non relu

Barbaho, id. Heyd, II

sénat de Venise à prendre des mesures de défense, mais elles étaient trop tardives pour être efficaces. Le 2 janvier 1' « office de Romanie » décidait d'envoyer 200 mercenaires à Péra ^ Le 4 février la république écrivait au roi d'Aragon pour lui signaler le danger couru par Constantinople^. Le 19 février, le sénat résolut d'envoyer un secours important, mais le 7 mai il n'était pas encore parti : c'est à cette date que le commandement de l'expédition est confié à Jacques Loredano, capitaine- général de la mer. Il a pour instructions de prendre cinq galères en Istrie, de rallier toutes les galères de Candie et de se rendre à Ténédos pour y rester jusqu'au 20 mai sans commettre aucun acte d'hostilité contre les Turcs. Les Vénitiens avaient encore l'illusion que Mahomet II se montrerait accessible à des ouvertures diplomatiques et le 8 mai ils dépêchaient à Constantinople Barthélémy Macello, chargé d'engager l'empereur à négocier avec le sultan pour gagner du temps ^. L'expédition commandée par Loredano se mit en route, mais elle arriva à Négrepont un jour après la prise de Constantinople*.

Ce fut un aventurier sans mandat d'aucune puissance qui fournit à Constantin XII le seul secours important qu'il ait reçu. Giovanni Guglielmo Longo de la famille des Giustiniani de Chio avait longtemps exercé le métier de corsaire dans l'Archipel. Le 29 janvier 1453, il vint offrir ses services à Constantinople avec deux galères qui portaient 400 chevaliers et 300 sergents ; il fut reçu avec joie par l'empereur qui lui promit l'Ile de Lesbos et, du consentement de tous, on

Page 1