‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 46 sur 268 · Lambert de Hkrsfeld [M. G. SS., V · texte numérisé non relu

Lambert de Hkrsfeld [M. G. SS., V

« périls... Aux barbares qui venaient en foule des « villes et des campagnes pour contempler ces illus- « très personnages, ce train magnifique des pèlerins « parut d'abord merveilleux, puis excita en eux l'es- « poir et le désir du butin ^ ». Les pèlerins arrivèrent cependant sans encombres à Constantinople où leur magniticence aurait excité une telle admiration que l'empereur vit dans Gûnther un prince déguisé sous le costume d'un évêque pour pouvoir atteindre plus facilement la Terre Sainte^. Après avoir traversé l'Asie Mineure au milieu de dangers de toute sorte, ils atteignirent enfin le territoire musulman et se reposèrent quelques jours à Laodicée^. Là, ils trouvèrent des pèlerins qui revenaient de Jérusalem après avoir subi des vexations et des attaques de la part des musulmans ; ils leur annoncèrent que la route était interceptée et essayèrent de les dissuader de continuer leur voyage*. Malgré ces avis la troupe des pèlerins se remit en route. A Tripoli, ils coururent un grand danger et un orage qui éclata à propos mit le trouble parmi les musulmans qui voulaient les arrêter. A Césarée, le 24 mars 1065 ,ils célébrèrent le Jeudi Saint (Cœna Domini) ^, mais le lendemain ils étaient à une journée de Ramleh lorsqu'ils furent enveloppés subitement par une tribu de Bédouins pillards. Plusieurs pèlerins avaient fait vœu de n'emporter aucune arme : ils furent immédiatement percés de coups et dépouillés de leurs vêtements; l'évoque d'Utrecht fut laissé pour mort. Ses compagnons, en se défendant à coups de pierres, parvinrent à gagner un portique protégé par un petit mur : au milieu se trouvait une maison dans

i. lAMTlKRT DE Hersfeld {M. G. SS., V, 168.

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