Alex., X
2. Hist. Occid. des^ Crois., III, 169 (continuât, de Tudebode).
3. Albeut d'aix, Historia hieros.,\,% M. G. SS. —CI. la chanson d'Antioche (début du xii" s.), v. 170 suiv. (éd. P. Paris, I, p. 13).
4. Sur la légende de Pierre l'Ermite voy. Sybel, op. cit. — Hagenmeyer,
ment un des nombreux prédicateurs que souleva l'appel d'Urbain II et, plus tard, un des chefs de la croisade populaire. Sa réputation ne semble pas avoir dépassé un cercle assez restreint : elle apparaît dans le nord de la France et en Allemagne, mais ni les Anglais ni les Italiens ne la connaissent.
C'est en réalité au pape Urbain II, et à lui seul, qu'appartient l'initiative de la prédication de la croisade.» Le « pape Urbain II, écrit Foucher de Chartres, gouvera nait la ville de Rome; remarquable tant par sa vie « que par son caractère, il fit ses efforts pour élever « sans cesse la situation de la Sainte Eglise et pour « agir en tout avec autant de sagesse que de courage. « Mais à la vue des dommages énormes que tous, « clercs ou peuple, causaient à la foi chrétienne et des « guerres incessantes qui divisaient les princes de la « terre..., à la nouvelle que les provinces de la Ro- « manie ' avaient été conquises par les Turcs sur les a chrétiens et réduites brutalement en servitude, tou- « ché de compassion et poussé par l'amour de Dieu, « il franchit les montagnes et descendit en Gaule 2. » Les « Gesta Francorum » où l'on trouve le même développement, ajoutent aux motifs qui font agir le pape | la nouvelle que le Saint-Sépulcre et les Lieux Saints » ont été profanés par les Turcs ^. Le désir de mettre fin par une diversion en Orient aux désordres et aux violences qui accablaient la chrétienté et de délivrer les provinces orientales tombées sous le joug des Turcs,
Peter der Heremite. Leipzig, 1879 (trad. franc. : Furcy Raynaud, Le vrai et le faux sur Pierre l'Ermite. Paris, i883). — Riant, Arch. Or. laty 1, 94. — KuGLER qui regarde Albert d'Aix comme la source fondamentale de la première croisade combat, naturellement, les conclusions d'Hagen meyer: Albert von Aachen. Stuttgart, 1885.
4. Le terme de Romanie est employé au moyen âge aussi bien par les Occidentaux que par les Grecs pour désigner l'empire byzantin.