‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 65 sur 268 · GuiB. DE NoGENT, Hist. Occ. Crois., IV · texte numérisé non relu

GuiB. DE NoGENT, Hist. Occ. Crois., IV

6. Cafaiu). Hist. Occid. Crois. ,\,i9: « ita ut ad deliberandum viam se pulcri Domini cum fjaleis ad orientales partes irent ».

7. L'empereur Henri IV, les rois Philippe I et Guillaume le Roux.

§ 3. — La croisade populaire.

Le mouvement dont Urbain II avait pris l'initiative devait aboutir dans sa pensée à une expédition régulière et disciplinée des chevaliers d'Occident en Terre Sainte. Mais 1 enthousiasme soulevé par la prédication de la croisade produisit un résultat inattendu Dans toute la France et dans l'ouest de l'Allemagne des bandes populaires s'organisèrent spontanément pour marchera la conquête de Jérusalem. « Lorsque les temps furent accomphs, que le Christ avait fixés dans son Evangile, lorsqu'il dit : Qui est avec moi prenne ma croix et me suive \ le grand mouvement commença en Gaule^. » Ce soulèvement qui allait entraîner la chrétienté vers le Sépulcre du Sauveur, n'était-il pas un nouveau miracle? Les hommes de cette époque le croyaient fermement : ils en trouvaient la prophétie dans l'Évangile en donnant un sens littéral aux paroles divines. Les phénomènes naturels, tels qu'une pluie d'étoiles, leur semblaient des signes manifestes de la volonté divine ^. D'autre part chez tous ces paysans courbés sur la glèbe et qu'une mauvaise récolte ou des brigandages incessants exposaient souvent aux horreurs de la famine, l'appel du pape fit naître un immense espoir. Beaucoup, dans leur simplicité, confondaient la Jérusalem terrestre et la Jérusalem céleste ; la croisade était pour eux l'inconnu, la certitude d'une vie meilleure : ils s'y précipitèrent avec un élan irrésistible. « Les Français souffraient alors de la famine ; de mauvaises récoltes

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