‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 68 sur 268 · Alb. b'Aîx, I · texte numérisé non relu

Alb. b'Aîx, I

2. Hacenuryer, Chronologie (25) et suiv., d'après les sources juives.

3. Gesta Franc, H, 2. — Glib. de Nogent, Hist, Occ. Crois., IV, 143. — Alb. d'Aix, I, 14.

Asie fut le signal de la débandade : les pèlerins se répandirent dans tous les sens en ravageant le pays. Le 20 septembre 1096 une troupe de Lombards et d'Allemands quitta le camp établi à Civitot [Kibotos) et s'en alla piller les environs de Nicée; repoussée parles Turcs, elle se réfugia dans le château abandonné de Xerigordos où elle soutint un siège de treize jours : le 7 octobre, les Turcs occupaient Xerigordos et massacraient sa garnison ^ . Pierre l'Ermite était rentré àConstantinople : la plupart de ses compagnons périrent sous les coups des Turcs ou moururent de faim et de soif ^. Un secours envoyé par Alexis Comnène à la demande de Pierre l'Ermite, força les Turcs à lever le siège de Civitot et permit aux derniers survivants de cette grande aventure de regagner Constantinople^.

$ 4. — La croisade des barons.

Pendant ce temps la véritable croisade s'organisait en Occident et au milieu du mois d'août 1096 avaient lieu les premiers départs. Quatre armées principales allaient par des voies différentes opérer leur concentration à Constantinople. Des Lorrains, des Français du nord, des Allemands s'avancèrent par la vallée du Danube sous le commandement de Godefroi de Bouillon, duc de Basse-Lorraine, et de son frère Baudouin ; leur chef avait suivi dans la querelle des investitures le parti de l'empereur, sans avoir déployé une grande activité pour le soutenir; retiré dans son château natal, îl occupait sa vie à des luttes monotones contre ses voisins. 11 semble avoir saisi avec joie l'occasion de mettre fin à cette existence et avant son départ, il engagea son

\. Gesta Franc, IF, 4. — Alr. d'Aix, I, 16. — Anne Comnène, X, 6.

Page 1