‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 89 sur 268 · Heyd, I, p. 156 et suiv · texte numérisé non relu

Heyd, I, p. 156 et suiv

3. Heyd, I, p. lu3 et suiv. — Cf. Hist. or. Crois,, III, 449, sur la canne à sucre. DucANGE, Familles d'outre-mer, p. 18-19.

rope; né des croisades, il devait être par la suite une des principales causes de leur ralentissement. En même temps cette brillante civilisation d'Orient, si nouvelle pour les chrétiens, si dilïérente de la vie étroite et monotone que l'on menait dans les châteaux d'Occident, ne tarda pas à les conquérir. Le costume oriental avec ses amples draperies leur parut mieux approprié au climat que leur vêtement national ; sur leur casque ils enroulèrent la kouffieh arabe, sorte de turban destiné à les garantir du soleil ; ils recherchèrent les vêtements de soie garnis d'or ou de perles, les chaussures à pointes recourbées et ils s'habituèrent aussi à la cuisine raffinée, au luxe de Tameublement et aux fêtes somptueuses des Orientaux ^ . Les Français en un mot surent s'adapter à leurs nouvelles conditions d'existence. On a cru quelquefois que de ce contact intime avec la culture orientale Tidée de la croisade sortit affaiblie : ne faudrait-il pas chercher au contraire dans la sympathie qui unit les croisés aux Syriens indigènes le secret de la longue résistance que les états chrétiens d'Orient surent opposer aux dangers qui les menaçaient de toute part?

§ 2. — La lutte contre l'empire byzantin (1138-1144).

L'histoire des principautés franques au xii® siècle en effet est celle d'une lutte perpétuelle contre les ennemis qui les entouraient de tous les côtés à la fois : au sud les califes d'Egypte occupaient Ascalon jusqu'en 1153; à l'est les émirs seldjoucides de Damas, d'Hamah, d'Alep, ravageaient sans cesse leurs frontières et la lointaine principauté d'Edesse pouvait être facilement bloquée par les forces musulmanes; au nord

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