‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 95 sur 268 · Otto de Freisingen, M. G. SS., XX · texte numérisé non relu

Otto de Freisingen, M. G. SS., XX

les côtes de la Grèce. Roger voulait empêcher Louis VII de traverser l'empire byzantin et, pour le faire participer à ses desseins, cherchait à l'attirer en Italie ^ Ces avances furent repoussées et les armées croisées prirent la roiitp de la vallée du Danube; leur passage à Constantinople devait cependant contribuer à augmenter la me.-^iuielligence déjà grande entre l'empire byzantin et l'Occident. La traversée de la Thrace parles Allemands fut marquée par de tels pillages que Manuel envoya ses troupes contre eux et un combat s'engagea près d'Andrinople dans lequel les croisés eurent le dessous^. En vain Manuel avait essayé d'obtenir que Louis VII et Conrad III lui fissent hommage de leurs futures conquêtes : il reçut un refus formel^ et manifesta dès lors sa mauvaise volonté d'une manière encore plus acrimonieuse. Lorsque Conrad traversa le faubourg de Péra, Manuel refusa même de le voir et menaça de l'assiéger avec toute son armée, s'il ne passait de suite en Asie. Les Allemands franchirent donc le Bosphore et, sans attendre Louis YIl, Conrad se lança avec les plus braves chevaliers à la poursuite des Turcs : une sanglante défaite près de Dorylée fut le résultat de cette témérité ^.

Pendant ce temps les Français atteignaient Constan tinople après avoir traversé l'empire avec une parfaite discipline ; Louis VII réprimait impitoyablement lej moindres écarts et « faisait souvent couper le nez ei « les oreilles et même les pieds » à ceux qui se rendaient coupables de quelques déprédations ^. Le roi d( France fut reçu avec égards au palais des Blacherne^ et visita en compagnie de l'empereur les églises dt

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