‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 96 sur 268 · ID · texte numérisé non relu

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CHUTE D'ËDESSE Eï DEUXIÈME CROISADE. 107

Constantinople. Malgré cet accueil, la haine contre les Grecs était grande dans son armée et plusieurs de ses conseillers, parmi lesquels l'évêque de Langres, lui proposaient de commencer la croisade en prenant Constantinople : Louis Vil refusa^. Les Français passèrent donc le Bosphore ^, et traversèrent TAsie Mineure en prenant par l'ouest afin d'éviter la traversée pénible des steppes. Près d'Attalia une foule de pèlerins surpris par les Turcs dans un défilé furent massacrés et Louis Vil lui-même, séparé des siens, dut tenir tête à plusieurs ennemis. Au port d'Attalia l'armée française trouva une flotte byzantine qui la transporta à Antioche, mais un grand nombre de pèlerins abandonnés sur le rivage devinrent les victimes des Turcs. Après un séjour à Antioche qui fut mar.jué par ses dissentiments avec Aliénor de Guienne, Louis VII partit pour Jérusalem où il retrouva l'empereur (Conrad arrivé par mer^. Les désastres subis parles d<'Mx armées avaient rendu l'expédition d'Edesse imi'*. sible; le roi Baudouin III, en négociations avec réinir de Bosra révolté contre le prince de Damas, entraîna les croisés dans une expédition contre Damas. Au mois de juillet 1148, 50.000 hommes partirent de Tiberi<ide et commencèrent par repousser dans la ville raïuiée du prince de Damas qui les attendait dans les jardins voisins des murs, mais pendant qu'ils pillaient les magnifiques vergers, les Sarrasins purent se barricader dans la ville. Une attaque dirigée du côté du désert éclioua elle 28 juillet, les souverains découragés levèrent le siège*. La trahison n'aurait pas été étrangère à leur échec et le prince de Damas aurait envoyé au roi de

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