‹ L'église et la question socialeChapitre 17 sur 42 · MU: AE SR D. «0 "HE · texte numérisé non relu

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de justice naturelle plus élevée et plus ancienne, à savoir que le salaire ne doit pas être insuffisant à faire subsister l’ouvrier sobre et honnête. Subest tamen Semper aliquid ex justitia naturali, idque libera paciscentium voluntate majus et antiquius, Scilicet alendo opifici, frugi quidem et bene morato, haud imparem esse mercedem oportere ». On ne saurait proclamer plus énergiquement le droit à la vie, et à une vie humaine, digne de l’homme. Léon XIII n’autait-1l écrit que cette parole, il mériterait la reconnaissance de tous ceux qui prennent à cœur les droits, les intérêts, les souffrances du monde du travail. Quand nous répétions, au scandale de plusieurs : Dieu a dit à l’homme : «Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front». il ne lui a pas dit : « Tu vivras du pain mendié de porte en porte », nous avion, la confiance d’être dans la vérité, nous en avons maintenant la certitude. Les principes que M. le comte de Kuefstein, et M. l’abbé Pottier, dans leurs beaux rapports « sur la réglementation de la durée du travail, et sur ce qu’il y a de légitime dans les revendications ouvrières, ont soutenu au Congrès de Liège, malgré de violentes et opiniâtres oppositions, reçoivent de l’enseignement pontifical une éclatante confirmation.

De longues années avant l’Encyclique, l’illustre P. Taparelli écrivait : « C’est un prin-

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cipe universel pour le catholique : selon la sentence de la Genèse, la sueur doit produire Le pain. Et cela non seulement pour l’homme qui travaille, mais encore pour la femme et l’enfant qui en forment la famille et en préparent la continuation (1). |

« Ici, ne finissent point, dit ailleurs lemême auteur, les bienfaisantes conséquences de la sentence aussi miséricordieuse que terrible : « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ». Si le catholique, l’appliquant à soimême, y voit uñe sentence pénale ; en l'appliquant au prochain, il en tire une très importante loi de transaction. Si, dans le premier cas, l’oracle divin a une valeur négative, dans le second il en a une positive et les deux préceptes peuvent être formulés d'une façon sententieuse en quatre paroles : si le pain est de: la sueur, la Sueur est du pain, ou bien, moins laconiquement : Qui ne sue point ne doit pas manger, qui Sue doit manger.

« Habitué à considérer les paroles bibliques comme sentence pénale, un grand nombre ne réfléchit pas à leur valeur comme sentence commerciale ; mais pour peu qu’on y réfléchisse, on comprendra qu’à moins d’admettre le principe dénaturé, que des individus

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