‹ L'église et la question socialeChapitre 21 sur 42 · CT. DO · texte numérisé non relu

CT. DO

2. On pourra aussi consulter avec fruit sur ce sujet le petit

ouvrage de l'avocat Antonio Burri, II Lavoro, et les deux rapports déjà cités de M. l'abbé Pottier et du comte Kuefstein.

libataire. M. l'abbé Pottier a parfaitement répondu à cette objection spécieuse. Le salaire «aura pour point de départ la somme de biens nécessaires pour répondre à la moyenne des nécessités de la vie humaine prise dans son ensemble, c’est-à-dire, le même travail sera payé au même taux, qu'il soit accompli par un célibataire Ou par un homme marié, mais ce taux sera fixé de façon que, bien administré par l’ouvrier, il lui fournisse de quoi satisfaire aux exigences de sa vie aux différentes périodes de son évolution. |

« Pour l’ouvrier célibataire, ce taux lui donnera plusiqu'#fte luiffaut poutiivre;vet sf reste seul à ses propres charges, il pourra éconorniseniet même s’entichir.. Quand ul entrera? en mariage, il pourra y apporter déjà des économies, qui, ajoutées à ce salaire et mises avec un léger appoint que sa femme peut gagner, et dont il faut tenir compte, donnera plus qu’il ne faut pour vivre dans les premières: années du mariage. Quand, avec la multiplication et l’éducation des enfants, arrivera la période culminante des nécessités, l’ouvrier devra, grâce aux économies réalisées, grâce à une vaillance répondant chez lui et chez sa femme aux exigences de cette période culminante, trouver dans de courageux labeurs, de quoi s’en tirer rigoureusement par lui-même ; puis les néces-

Page 1