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ET." QUESTION SOGIALE 59
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sités diminuant par le fut que 168 Dis grandissent, puis apportent déjà quelques gains au budget familial, l’ouvrier percevant toujours le même taux de salaire, pourra sagement économisér de quoi mettre ses vieux jours à l’abri de la nécessité, et grâce à ses économies jointes aux bons soins de ses enfants, n'être point fatalement, en vertu du régime du fravail, une ruine pour la bienfaisance publique ou privée ». Ces derniers mots nous rappellent que la question de l'assurance obligatoire est connexe à celle du salaire. Le pape n’en parle pas directement. Faut-il s’en étonner? Outre que cette question dépend grandement, comme je viens de le dire, de celle du salaire, elle est essentiellement une question d'application pratique, et l'Encyclique a pour but de mettre en relief les principes généraux d’une bonne solution du problème social. Disons-en cependant quelque chose.
Les catholiques partisans de l'assurance obligatoire, dans la situation économique actuelle, s’inspirent des principes suivants qui ont trouvé une expression juridique dans le projet deloi déposé sur le bureau de la Chambre, par M. le comte de Mun, M. Lecour et plusieurs de leurs amis : 1° L’assurance doit être considérée, soit comme le supplément du salaire qui, nous l'avons vu, devrait régulièrement
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contenir un élément destiné à former l'épargne
en vue des jours mauvais, soit comme une dette
de la profession à l’égard de ceux qui ont usé leur vie au service de la profession, soit comme
je moyen le plus propre à empêcher les tra-
vailleurs malheureux de retomber à la charge
de la société. On a dû remarquér ces paroles :
de l’Encyclique: Certe si qua forte familia in summa rerum.difficultate consiliique tnopia versetur, ut inde Seibpsa expedire nullo pacto possit, rectum est subveniri publice rebus ex- Éremis. « Assurément s’il existe quelque part une famille qui se trouve dans une situation désespérée, et qui fasse de vains efforts pour en sortir, 1l est juste que dans de telles extrémités le pouvoir public vienne à son secours ». 2° La législation doit se contenter de poser le principé de l’obligation de l’assurance et laisser aux divers corps professionnels le soin de l’organiser. L’autorité publique veillera cependant à ce que cette organisation soit de nature à atteindre le but proposé. Nous n'avons aucun goût pour l'État assureur et pour les caisses d'assurance de l'État.
Le pape conclut tout cet exposé sur ce qu’on
peut appeler la Zégislation sociale directe
par ces paroles dont il ne faut ni exagérer ni
diminuer la portée. « Mais, de peur que dans ces cas et d’autres analogues, comme en ce qui