‹ L'église et la question socialeChapitre 23 sur 42 · ET LA QUESTION SOCIALE A GT FREIN Ê ANAREE · texte numérisé non relu

ET LA QUESTION SOCIALE A GT FREIN Ê ANAREE

concerne la journée du travail et les soins de la santé des ouvriers dansles mines — fn officinis ; — les pouvoirs publics n’interviennent inopportunément, — ne magistratus seseinferat importunius, vu surtout, præsertim, la variété des circonstances de temps et de lieux, il sera préférable qu’en principe, satius erit,la solution en soit réservée aux corporations ou syndicats dont nous parlerons plus loin, ou que l’on recoure à quelque autre moyen de sauvegarder les intérêts des ouvriers, même si la cause le réclamait, avec le secours et l’appui de l'État, accedente, si respostulaverit,tutela præœsidioque Reipublicæ ».1l ne faut pas voir dans ce texte ce qui n’y est pas, mais il faut y voir tout ce qui y est. Or, si je l’analyse soigneusement, en le rapprochant de ce qui le précède: r° L'Étatest le gardien de la justice; 2° Toutes les questionssurle travail dont il a été parlé dans cette partie, y compris celle du #7inimum du salaire, sont des question de justice; 3° Autant que possible ilfaut écarter une ingérence tropimportune, importunius,de l'État, etavoirrecours à l’action descorporationsou de quelqu’autre moyen ; 4° Mais si cette action fait défaut, ou estinsuffisante, il faudra en appeler à la puissance publique, accedente, Sirespostulaverit,tutelapræsidioque Reipublicæ. Est-ce clair? Donc si les coiporations ne sont pas organisées,en attendant qu’elles soient

organisées, où enc à supposer qu’elles ne soient pas dotées d’ une juridiction impérative, légale, censitive, atteignant la profession tout entière, force sera bien, pour faire observer la justice qui doit être absolument sauvegardée, de se toutner vers les pouvoirs publics. Un grand penseur, De Bonald, l’a très bien dit : « On ne persuade pas aux hommes d’être justes, on les y contraint ». Qu'on y prenne garde, la corporation a beau être libre et volontaire dans sa formation, on se rira de ses règlements et le but que l’on poursuit ne sera jamais atteint, si on ne l’atme pas d’un pouvoir efficace, non seulement à l'égard de ses membres, mais aussi à l’égard des membres de toûte la profession. Bref, la corporation fait les règlements nécessaires et l’État les homologue. Entendre d’une autre manière le système préconisé par le pape, ce serait lui attribuer, qu'on me pardonne le mot, un défaut complet de suite et de logique dans les idées. Me sera-t-il permis, sans en tirer vanité etsansen faire trophée, d'ajouter que la théorie et la pratique enseignées par l’Encyclique constituent ce qu'on peut appeler Ie fonds de l’école sociale de l’œuvre des cercles catholiques d'ouvriers, et du programme du grand cardinal Manning, consigné dans la fameuse lettre adressée au Congrès de Liège, qui. a fait tant de bruit, et qui fut, on s’en souvient,

attaquée ou mal interprétée, même par de hauts et savants personnages.

Ceux qu'avec un certain dédain on appelait des socialistes d'État, alors qu'ils essayaient de former une organisation sociale seule capable de résister au socialisme d'État, étaient déjà en bonne compagnie. |

À la lumière de l’'Encyclique ils voient qu’ils sont dans le droit chemin, ils continueront à y marcher, reconnaissants à Dieu de leur avoir donné cétte joie, cette force, cet éfifburagement.

Le pape termine cette partie par des conseils et des enseignements très pratiques, que devront méditer tous ceux qui travaillent à la reconstruction de l’édifice social. |

L'épargne encouragée et favorisée, l’accès à la ” propriété facilité, les petits patrimoines stables, perpétuels, fermes assises de familles qui sont l'honneur et la force d’un pays, multipliés et défendus contre les entreprises de la cupidité ; et comme conséquences de ces sages mesures, le rapprochement entre les diverses classes s’opérant de plus en plus, la fécondité de la tetmmaccrugle dépeuplèment dé\la patrie attèêté, l'amour du sol natal fortifié, voilà ce qui remnplit cette page toute débordante de haute sagesse sociale. Elle se termine par ce grave avertissement adressé aux gouverne-

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ments : « Maïs, une condition indispensable

pour que tous ces avantages deviennent des.

réalités, c’est que la propriété privée ne soit pas écrasée par un excès de charges et d'impôts.

Ce n'est pas des 101 humaines, mais de la nature qu'émane le droit de propriété individuelle ; l'autorité publique ne peut donc l’abolir ; tout ce qu’elle peut c’est en tempérer l’usage

et le concilier avec le bièn commun ». — C’est .

ce que plus haut nous avons appelé le régimede la pro « C’est pourquoi elle agit con-

tre la justice et l'humanité quand, sous le nom

d'impôts, elle grève outre mesure les biens des particuliers ».

L'humanité spoliée et opprimée a toujours trouvé dans le Vicaire de Jésus-Christ un intrépide défenseur qui crie à toutes les injustices : Non licet, « cela n’est pas permis ».

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