‹ L'église et la révolution françaiseChapitre 141 sur 373 · CHAPITRE Ipr · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ipr

La lutte religieuse sous l'Assemblée législative.

La Constituante avait maintenu jusqu'au bout le principe de la liberté de conscience, mais la déclaration des droits était un frein bien insuffisant pour contenir un pays bouleversé par la lutte religieuse. Que pouvait l'idée abstraite contre la passion frémissante? N'oublions pas d'ailleurs que si la Constituante était demeurée fidèle à l'idée libérale, elle n'avait que trop subi l'influence de la passion populaire et elle avait contribué à la déchaîner par ses mesures les plus fâcheuses. Cependant les hommes de 4789, ne pouvaient se contredire au point de suspendre ouvertement la liberté des cultes. Ils devaient la défendre dans lesquelques rares positions qu'ils avaient conservées au directoire de Paris et dans l'Assemblée législative où ils ne formaient plus qu'une minorité infime, mais leur résistance ne devait être ni bien longue ni bien efficace. La funeste théorie du salut public, qui est comme l'indulgence plénière de La politique, plus funeste encore dans les sociétés démocratiques que dans la monarchie absolue, allait annuler pour un temps les plus précieuses conquêtes de la Révo-

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