‹ L'église et la révolution françaiseChapitre 321 sur 373 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

Conclusion du Concordat.

Nous connaissons la première base de la négociation : le point de départ était la constitution civile, quelque peu révisée. On en conservait la répartition diocésaine qui affectait un évêché à chaque chef-lieu départemental et plaçait l'évêque en face du préfet ou plutôt sous la main du préfet. Il fallait donc obtenir de la cour de Rome une réduction des anciens diocèses, et c'était une concession qu'elle avait énergiquement refusée au malheureux Louis XVI. Il est vrai qu'en échange on faisait bon marché de tout ce qui ressemblait au presbytérianisme ; on remettait en vigueur les articles des anciens concordats qui, en abandonnant le droit de nomination au prince, reconnaissaient au pape le droit d'investiture par bulle. Les contractants s'entendaient très bien sur ces points; il n'était même pas très difficile d'amener la papauté à réduire d'autorité les diocèses en imposant sa volonté aux évêques récalcitrants, car c'était pour elle un vrai coup d'Etat qui élevait son pouvoir plus haut qu'il ne l'avait jamais été; c'était de son propre aveu faire ce qu'elle n'avait pas osé dans le cours des temps, c'était mettre l'épiscopat entier sous sa dépendance ; c'était enfin la consécration de ce que l'ultramontanisme le plus exagéré n'avait pas même rêvé. Les pouvoirs sont toujours disposés à se laisser forcer la main pour accroître leurs prérogatives. La résistance sur cet article ne devait pas durer longtemps. Il n'en était pas de même de deux autres concessions impérativement demandées par le premier consul. Re-

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