ESPRIT DE LA MAJORITÉ DE ^ASSEMBLÉE
Nous voilà enfin parvenus avec ses secours et par des moyens qui ne comportaient ni ménagements, ni capitulation avec aucune sorte d'abus, nous voilà parvenus à notre liberté qu'on ne nous fera perdre qu'avec la vie1. »
Plût au ciel que cet amour de la liberté eût été aussi éclairé qu'ardent et sincère dans la majorité de l'Assemblée, surtout pour les graves questions qui étaient soumises au comité ecclésiastique ! Les résultats obtenus étaient sans doute d'une grande importance. L'Eglise n'était plus un ordre dans l'Etat, et la tolérance avait été inscrite au fronton de la constitution du pays; mais ni l'indépendance de la société religieuse, ni la liberté des consciences n'avaient été vraiment comprises et garanties. Ces premières erreurs devaient réagir de la manière la plus fâcheuse sur les délibérations qui allaient s'ouvrir au mois de novembre de l'année suivante sur l'organisation de l'Eglise.
î. Histoire apologétique du comité ecclésiastique de l'Assemblée nationale y par Durand Maillane, 1791, pages 210-212.