LE CARDINAL PAGCA CONTRAIRE AU POUVOIR TEMTOREL DU PAPE
aveugle qui existent presque partout contre le clergé el la cour de Rome, et que les souverains pontifes délivrés du pesant fardeau des affaires temporelles consacreraient désormais tous leurs soins au bien spirituel de leur troupeau ; que l'Eglise privée de l'éclat des honneurs et des richesses ne verrait plus entrer dans son clergé que ceux qui bonum opus desiderant, et que les papes n'auraient plus tant d'égards à la naissance et aux recommandations des cours dans le choix de leurs conseillers, de leurs ministres et en général dans les promotions romaines dont on pourrait souvent dire : Multiplicasti gentem sed non magnificasti lœtitiam. Enfin on n'aurait plus lieu de craindre que les décisions ecclésiastiques fussent jamais influencées par des considérations politiques et matérielles dont le poids jeté dans la balance aurait pu la faire pencher vers une condescendance excessive1. »
Plût au ciel que cette expérience si chèrement achetée de part et d'autre par les deux puissances contractantes au concordat n'eût pas été sitôt perdue! On ne verrait pas alors, après plus d'un demi-siècle, les relations de la société civile et de la société religieuse présenter autant d'inextricables difficultés qu'au lendemain de la révolution française.