‹ L'église et le monastère du Val-de-Grâce, 1645-1665Chapitre 11 sur 30 · Lemaire, p . 338 et suivantes · texte numérisé non relu

Lemaire, p . 338 et suivantes

Corneille et Cyprien de Compiègne, au Val-de-Grâce; ce qui augmenta considérablement les revenus du monastère.

De ce qui précède ressort avec évidence la preuve du grand attachement qu’avait la Reine pour son abbaye, et qui serait démontré d’une façon plus intéressante encore si l’on avait conservé les nombreuses lettres quelle écrivait de sa main à la mère abbesse, comme nous l’avons dit plus haut.

Le roi Louis XIII lui-même donna, en diverses circonstances, à cette fondation, des marques d’un pieux et vif intérêt.

Par lettres patentes accordées en mars 1644, enregistrées au parlement le 16 juillet suivant, l’abbesse et les religieuses du Val-de-Grâce reçurent les armes écartelées de France et d’Autriche avec couronne fermée. Le roi Louis XIV disait : « ...leur permettons d’élever en sculpture de pierre ou de marbre l’écu des dites armes, ou les faire peindre et placer en tels endroits de leur église, au dedans comme au dehors de leur monastère, partout où bon leur semblera... à ce qu’elles puissent toujours se souvenir de la bonne volonté que nous leur avons témoignée en toute occasion1 2... »

Il existe quelques documents sur les dépenses qui ont été faites pour ériger les constructions du Val-de-Grâce. Dans les notes des Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon- , il est dit : « Cet édifice que la feue Reinemère a fait bâtir est superbe et magnifique en toutes ses parties. Il revient à trois millions; mais il n’en a été pris sur les fonds des bâtiments que 370,000 livres dans les années ci-après nommées, savoir :

1. On voit dans les pendentifs du Dôme les armoiries de la Reine, alternées avec celles de l’Abbaye, exécutées en pierre blanche analogue à celle de Tonnerre.

Page 1