Pièces justificatives F. G
L’EGLISE ET LE MONASTÈRE
més à Saint-Roch dans la même tombe. Voici l’inscription qui fut gravée sur leur monument :
Dans sa concavité ce modeste tombeau Tient les os renfermés de l’un et l'autre frère.
Il leur était aisé d’en avoir un plus beau,
Si de leurs propres mains ils l’eussent voulu faire. Mais il importe peu de loger noblement Ce qu’ après le trépas un corps laisse de reste.
Pourvu que de ce corps quittant le logement L’âme trouve le sien dans le séjour céleste.
Philippe de Buister. — Philippe de Buister, ou Buistier, sculpteur, naquit à Bruxelles en 159^, et mourut en 1688.
On connaît de lui deux Satyres et une Flore placés à Versailles, et le tombeau du cardinal de La Rochefoucault.
Il ht au Val-de -Grâce divers travaux importants et entre autres l’ornementation de la façade principale, à l’exception des figures du fronton, et la sculpture de la chapelle du Saint-Sacrement, derrière l’abside. Les figures des pendentifs sont vulgaires et mal dessinées, mais les fonds de ces bas-reliefs sont ornés d’accessoires très-intéressants. On lui attribue les deux jolis groupes d’anges, grossièrement restaurés, qui couronnent les angles de cette chapelle ; ce qui est difficile à croire : ils rappellent bien plus le talent des frères Anguier. Enfin les guirlandes attachées au-dessus des fenêtres de la nef, à l’extérieur, sont aussi de Buistier. Il laissa une hile, Suzanne, qui mourut en 1 667 1 .
r. Pièces justificatives H.
Thomas Regnauldin. — Ce sculpteur naquit à Moulins, en 1627. 11 fut élève de F. Anguier.
Louis XIV l’envoya à Rome avec mille écus de pension, et il devint, en 1657, membre de l’Académie. Son morceau de réception fut un Saint-Jean-Baptiste. 11 travailla beaucoup à Versailles, oit l’on remarque de lui l’Automne et Faust lue, et les Trois Nymphes, dans les bains d’Apollon. C’est un chef-d’œuvre qu’il exécuta, dit-on, sur les dessins de Lebrun.
On cite encore de lui V Enlèvement de Cybèle par Saturne, dans le jardin des Tuileries, du côté de la terrasse des Feuillants ; à l’hôtel de Hollande, rue Vieille-du-Temple, des Renommées dans un fronton circulaire 5 et, à l’hôpital de Sainte-Catherine, une figure en marbre de la sainte revêtue de ses habits de princesse.
Au Val-de-Grâce il fut chargé des figures d’anges sculptées dans le fronton de la façade principale, et qui servaient jadis de supports aux armes de France et d’Espagne. Cet écusson fut remplacé, en 1792, par les symboles delà Liberté et de l’Egalité qui restèrent jusqu’en 1817, époque où ils firent place à un cadran d’horloge.
Regnauldin mourut en 1706, le 5 juillet, âgé de quatrevingt-dix ans L
Jacques Sarrazin. — Si nous citons ici le nom de cet artiste renommé, ce n’est pas qu’il ait laissé de nombreuses traces de son talent au Val-de-Grâce. On ne parle en effet que d’un bas-relief en bois : la Présentation du Christ au temple qu’il fit pour ce monument. Nous ne savons quelle fut