X INTRODUCTION
par des cénobites qui en avaient fait une vraie thébalde, lorsque les païens vinrent les assaillir et les massacrer. Le roi Clovis aurait rétabli, vers lan 500, le monastère de la vallée rocheuse que les Sarrazins, à leur tour, auraient anéanti au viii^ siècle, mettant à mort, avec les ermites du lieu, une foule de chrétiens qui seraient venus leur demander asile.
Entre les années 790 et 795, Dadon, de guerrier devenu ermite, fonda l'abbaye, qui fut l'objet de la prédilection de nos rois carolingiens et subsista, à travers des phases diverses, jusqu'à la Révolution. Elle avait été sécularisée sous François I^"", après avoir été mise en commende quelques années auparavant.
Parmi ses abbés, je signalerai surtout Odolric qui, en 1035, commença la construction du monastère et de l'église actuelle, et Bégon III, sous lequel l'atelier d'orfèvrerie et démaillerie , alors florissant dans l'abbaye, créa bon nombre des pièces que possède le trésor et non les moins importantes.
Cependant, au temps de l'empereur Dioclétien, une jeune vierge d'Agen, nommée Foy, avait subi, dans cette ville, le martyre en même temps que sa sœur Alberte et l'évêque Caprais. Les reliques de la jeune sainte, que Dieu avait honorées de ses faveurs les plus signalées, excitèrent la convoitise des moines de Conques qui résolurent de s'en emparer. L'un d'eux se rendit à Agen, demanda à être admis parmi les religieux qui possédaient le corps de sainte Foy, et gagna si l)ien leur confiance qu'on finit par lui en confier la garde. Ce n'est qu'au bout de dix ans qu'il avait obtenu ce résultat. Enfin, un beau jour, il parvint à se trouver seul, brisa le tombeau, enleva les reliques et les emporta à Conques. Il faut lire, dans