‹ L'Église et le trésor de ConquesChapitre 3 sur 40 · I.MRODUCTIO.X XI · texte numérisé non relu

I.MRODUCTIO.X XI

les Bollandistes, le double récit de ce r;i|)t, dont les exen)|)les sont fréquents à cette époque. Le fait se passait à la lin du ix* siècle, sous le gouvernement des abbés Bégon I*"" ou Oibert.

Bientôt les merveilles opérées par la protection de la jeune sainte donnèrent naissance au pèlerinage. De toutes parts, non seulement de l'Aquitaine, mais de la France et de l'Europe entière, accouraient les pèlerins, qui s'arrêtaient sur leur route pour prier dans les sanctuaires alors célèbres. On leur donnait, comme d'ailleurs aux autres pèlerins, le nom de Bomi/is, appliqué d'abord exclusivement à ceux qui faisaient le pèlerinage de Bome. Les pieux voyageurs se revêtaient des insignes du pèlerin, l'escarcelle et le bourdon. Arrivés à Conques, ils assistaient pendant la nuit à l'office solennel chanté par les moines, et se préparaient aux fêtes du lendemain par une sainte veille consacrée à prier devant la statue d'or qui contenait le chef de sainte Foy et devant les autres reliques. Nous vovons, dans le Livre des Miracles, qu'on brûlait alors un nombre considérable de cierges. Parfois, le lendemain, on portait en procession, au son de l'oliphant et au chant des cantiques, la statue vénérée, et la foule se pressait sur son chemin. ^

Pendant la sainte veille et au passage de la statue s'accomplissaient des prodiges de toute sorte, en faveur du corps et de l'âme. Ils étaient si nombreux qu'on les appelait les Jea.r de sainte Foy. On pense involontairement, en lisant ceux que rapporte Bernard d'Angers, au livre délicieux des Fioretti, où sont rapportées les merveilles opérées par saint François d'Assise.

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