XII INTRODUCTION
Et puis, en action de grâces de tant de faveurs, on donnait à sainte Foy de nombreux présents, de riches offrandes qui enrichissaient le trésor ou subvenaient aux frais du culte.
Nous voyons encore, au Livre des Miracles, que la puissance de sainte Foy se manifestait surtout à l'égard des prisonniers qu'elle délivrait de leur captivité. Ceux-ci, à peine libres, offraient à leur libératrice leurs chaînes et leurs entraves. Nous trouverons, dans les sculptures du portail de l'église, un souvenir de ce pieux usage. Nous regardons comme parfaitement acceptable la tradition en vertu de laquelle ces fers auraient servi à fabriquer les incomparables grilles qui, aujoux'd'hui encore, entourent le sanctuaire de l'église.
A en juger par la liste qui nous a été conservée et qui date du xvii^ siècle ', le nombre des reliques conservées à Conques était fort considérable. Néanmoins, après les vicissitudes de toute sorte traversées par l'abbaye, en particulier après les violents assauts de la Réforme et de la Révolution , il était nécessaire de faire de ces reliques une reconnaissance officielle et d'en reconstituer le catalogue exact, après les avoir replacées avec honneur dans les reliquaires du trésor.
La découverte du corps de sainte Foy, faite en 1875, dans des circonstances que nous raconterons plus loin^, fut l'occasion toute providentielle de faire ce travail. Lorsqu'il fut terminé, on résolut de rapporter tous ces précieux restes de Rodez, où ils