‹ L'église et les églisesChapitre 10 sur 45 · Duchêsne, Hisl. ancienne de ilù/lise, p. 3C9-3(J V · texte numérisé non relu

Duchêsne, Hisl. ancienne de ilù/lise, p. 3C9-3(J V

insuffisante ei trop étroite des confréries funéraires, mais, tout simplement, en vertu du droit public d'Association '.

Quant au nombre des martyrs, les documents font défaut pour l'évaluer même approximativement. Mais, sans aller jusqu'à ce chiffre exagéré de onze millions, sorti on ne sait d'où, qui s'est imposé à la croyance populaire, les historiens les moins suspects l'estiment très considérable -.

En ces temps héroïques, amenée au grand jour des prétoires et des amphithéâtres, l'Eglise, dans son ensemble, confessa intrépidement sa foi ; et, ce témoignage du sang, d'une éloquence tragique et retentissante, décupla les forces de 1' apostolat.

1. Db Robsi, ttoma Sotterranea,T. I. p. 101. —T. II. p. VI, 371. - T. III. 163, Ml. - Dochêsne, llish, ire ancienne de PEglise, p. 381.

','. Momsem. Les lemps du Christ Zeilschrisl . T. IAIV. |. 389, IV'.». •(,. BoissiER.Ia fin du Paganisme. T. I. |>. 156. — Renan. L'Église chrétienne, p, :;17. — I*. Allaiu). Les persécutions et la critique moderne, p, IL

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bpreuve douloureuse el lassante, longue de trois siècles, qui devait aboutir logiquement n l'écrasement total du Christianisme débile el encore mol assis, ••I qui lui assura, à rencontre de ton les 1rs prévisions de la sagesse humaine, par un miracle éclatant de la Providence, son succès définitif.

— Avec Constantin, après l'édit de Milan, en 312, l'Eglise respire un moment '. Elle bénéficie de la protection de l'État, mais elle ne tarde pas à sentir qu'elle la paiera cher.

Ces empereurs de Byzance, quelquesun^ exceptés, ne son! que des Césars païens, fardés de christianisme. Imbus toujours du vieux principe de la souveraineté absolue, ils ne cèdent rien de leur omnipotence. Ils n'admettent pas (pie l'autorité puisse (Mre scindée et qm1 le pouvoir spirituel soi! émancipé du

1. A. de Bboglie. L'Église cl VEmpire romain. T. I. p. 217. — Lacordairb. Œuvres philosophiques cl politiques, |>. 343. — J. MarQUARDTi Le aille chez

les Romains. T. I, p. 138.

pouvoir laïque. Ils entendent avoir la limite main dans les affaires de l'Eglise et taire du Pape leur chapelain '.

C'est l'éternel contlit entre les deux puissanees. Il dure encore.

Nonobstant ces ingérences parfois brutales, plus souvent cauteleuses, toujours gênantes, contre lesquelles les Papes se détendaient comme ils pouvaient, l'Eglise prenait de jour en jour plus d'expansion.

Repoussé du pied par César et vidé de tout son prestige officiel, le paganisme s'effondrait lamentablement comme une loque.

I )ès le milieu du i\ e siècle, on peut dire que l'Empire était chrétien.

Mais ce courant de sympathie charriait des éléments malsains. La laveur impériale amenait à l'Eglise des recrues suspectes, des ambitieux qui se faisaient chrétiens comme on se l'ait aujourd'hui franc-maçon, pour arriver ; mondains

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