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thèque de Boniface VIII des manuscrits grecs. C'étaient les Mathématiques d'Euclide,les traités géographiques et astronomiques de Ptolémée, YEtymologicum magnum de Suidas, les œuvres d'Archimède. Ces trente-trois volumes représentent, dit le P. Ehrle, le premier fonds grecque Ton puisse signalerau Moyen Age; avant le réveil de l'hellénisme au XV® siècle, aucune autre bibliothèque n'avait possédé une aussi importante collection ^
Les tragiques événements qui aboutirent à l'attentat d'Anagni, à la mort de Boniface VIII et finalement à la translation du Saint-Siège à Avignon, semblèrent arrêter ce mouvement de Renaissance. Devenu pape sous le nom de Benoît XI, le dominicain Nicolas de T révise ne régna que huit mois pendant lesquels il fut absorbé par la liquidation du conflit du Saint-Siège avec la France. Il eut à peine le temps de transporter à Pérouse le trésor et la bibliothèque apostoliques qu'il confia à la garde fidèle de cette cité guelfe. Reconnaissants de la prédilection qu'il leur avait ainsi témoignée, les Pérugins lui érigèrent dans l'église des Prêcheurs de leur ville un magnifique tombeau, œuvre de Jean Pisano.
Errant de ville en ville des bords de la Garonne aux rives du Rhône, s'arrôtant tour à tour aux environs de Bordeaux, à Lyon, à Vienne et aux alentours d'Avignon , Clément V ne pouvait pas imprimer aux lettres et aux arts une impulsion méthodique et suivie. Une réparation assez importante à l'église et au palais du Latran qu'un incendie avait en partie détruits, représente les seules constructions qu'il ait fait exécuter. «Pointd'édificesnouveaux, pas d'architectes ni depein-